20 ans plus tard, c’est le film-culte des cyclos

Toute la Belgique cycliste connaît Freddy Havelange. Ce Vedrinois est depuis 40 ans speaker sur les courses belges ou luxembourgeoises mais aussi l’homme qui donne les infos en direct via radio-course.

L’Avenir.net : Freddy, comment vous êtes vous retrouvé embarqué sur ce tournage ?

FH : J’étais au Tour de Wallonie en août 2000 à Jemelle, où Marc Streel avait devancé Axel Merckx qui allait ensuite remporter le classement final. Et au retour, j’apprends que Maurice Loiseau, un de mes amis à la RTBF, a appelé pour me conseiller de passer un casting. C’est ainsi que j’apprends l’existence d’un projet de film qui a le cyclisme de l’époque Merckx comme toile de fond. Je suis donc convoqué à un casting à Bruxelles, dans les locaux de RTL avenue Ariane. Il y avait toute une file de comédiens candidats à des seconds rôles. On reçoit un texte qui doit servir à caster celui qui jouera le speaker sur les courses. Quand vient le moment de passer, je n’ai que faire du texte et j’improvise. On m’arrête et on me dit : « mais vous êtes professionnel ? » Je réponds que je le suis d’une certaine manière et que j’ai un calendrier de courses à assurer assez chargé. On me dit qu’on arrangera ça. J’entends le responsable du casting crier à ceux qui attendent : « le rôle du speaker est attribué ».

Vous voilà donc à jouer votre propre rôle au cinéma

FH : Je me rends d’abord à Jemeppe-sur-Sambre où j’aurai une première scène sur un podium. On m’a mis un veston et un nœud papillon. Le réalisateur Philippe Harel est très content et il me demande si je suis du métier. Je réponds que « oui », et il me dit « vous allez pouvoir nous aider ». C’est ainsi que j’ai amené sur le film divers coureurs comme Koen De Kocker, un cycliste flamand un peu atypique qui avait « une gueule » comme on dit et qui en 1996 a même tenté de battre le record du monde de l’heure à Manchester. J’ai amené aussi Frédéric Renson, Eddy Torrekens et aussi le regretté Victor Duchêne, de Gembloux, qui fut masseur de Merckx, Bracke ou Anglade à leur grande époque.

Il y a toute une kermesse reconstituée à Saint-Sauveur dans le Hainaut

FH : Oui, dans un village qui est traversé par plusieurs courses chaque année, dont le circuit Franco-Belge. Ce fut très amusant à tourner, l’ambiance était agréable et le contact avec les comédiens vedettes comme Daniel Ceccaldi ou José Garcia très facile.

Lors de la première du film, en ouverture du FIFF 2001 à Namur, vous vous êtes retrouvé à nouveau speaker…

FH : Oui, et ce jour-là j’étais de service sur une course à Comines. Je suis reparti au plus vite et quand je suis arrivé à Namur, je suis tombé sur Pino Cérami et Lucien Van Impe, qui venaient du même endroit que moi. Les gens du FIFF avaient organisé une course dans le centre de Namur et le podium se trouvait sur la place d’Armes. C’est ce soir-là qu’on a vu Poelvoorde faire « bonjour Fabienne » pendant le JT. Après la course, on m’a dit « vous pouvez aller voir le film à l’Eldorado avec les vedettes ou au Caméo avec les autres. Avec ma femme, on n’a pas hésité : on est allé le découvrir au Caméo ».

Related Posts

Comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Histoires récentes