31 ans après, le mystère autour des «boucliers humains» de Saddam Hussein reste entier

RÉCIT – Une escale qui tourne au cauchemar, des hommes aux allures de barbouzes, et les autorités britanniques qui s’excusent trois décennies plus tard. Les passagers du vol de British Airways restés plusieurs mois en otage lors de la guerre du Golfe renoncent à connaître le fin mot de l’affaire.

En cette soirée du 1er août 1990, le vol BA149 à destination de Kuala Lumpur décolle de l’aéroport londonien d’Heathrow. À son bord, 367 passagers, dont 61 Français. Au même moment, de l’autre côté de la Méditerranée, les troupes de Saddam Hussein traversent la frontière et pénètrent dans le territoire koweïtien. La Guerre du Golfe est en marche. Trois heures plus tard, comme prévu, l’avion de la British Airways se pose à Koweït City pour une escale technique. Les minutes passent, mais l’engin ne redécolle pas. «À travers le hublot, on pouvait voir les tirs de roquettes», raconte au Figaro Philippe Levôtre. Les souvenirs sont encore nets dans la mémoire du franche-comtois, parti rejoindre sa petite amie en Malaisie. Il avait 26 ans. «Il y avait des explosions tout autour sur le tarmac. Avec les autres passagers, on a vite compris que quelque chose ne tournait pas rond».

Lui aussi passager du fameux vol, Jean-Michel Leturcq a été choqué en découvrant la nouvelle, mardi 24 novembre :

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