À Beyrouth, l’ancienne ligne de front demeure une plaie mal cicatrisée

REPORTAGE – Les affrontements du 14 octobre dernier ont réveillé les souvenirs de la guerre civile au cœur de la capitale libanaise.

Envoyé spécial à Beyrouth.

Une Bentley vintage et l’épave d’une Volkswagen Coccinelle aux pneus crevés, vestiges d’un temps disparu, sont garées rue Badaro, artère chrétienne de la ligne de démarcation, l’ex-ligne de front de la guerre civile libanaise à Beyrouth.

Les voitures ventouses stationnent au pied d’un immeuble sur le toit duquel était posté, le 14 octobre dernier, un tireur embusqué lors d’une manifestation qui a dégénéré en affrontements mortels. Des miliciens chiites l’ont visé. La façade des cinq derniers étages est criblée de balles, les vitres des appartements, brisées. Abrités dans les couloirs et dans les caves, les occupants des lieux ont vécu une longue séquence d’angoisse.

Spirale infernale

Leur peur ne s’est pas totalement dissipée, à en juger par leur souhait de témoigner de manière anonyme. «Les types d’Amal (un mouvement dirigé par le leader chiite Nabih Berri, NDLR) ont fait le siège du bâtiment, raconte A., un quinquagénaire. J’ai tout de suite pensé, comme tout le monde, au passé,

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