À Kaboul, la terreur talibane jusqu’au bout du désespoir

GRAND REPORTAGE – Notre reporter a rencontré des victimes du nouveau régime, condamnées à la clandestinité pour échapper à la mort.

C’est le matin, peut-être. Un mince faisceau jaunâtre se heurte au béton froid de la cellule. Recroquevillé à même le sol, un jeune homme se réveille. L’odeur du sang séché a troublé ses cauchemars et lui donne la nausée. Une auréole poisseuse est plaquée sur le linge noir qui recouvre son visage tuméfié. Son dos est lacéré de marques rouges. Se mouvoir, c’est avoir plus mal encore. Rester ainsi, c’est s’engourdir et reporter la douleur à plus tard.

Le cliquetis. Des bruits de pas. Comme la veille, le jeune homme est hissé tel un pantin désarticulé. Direction : la salle d’interrogatoire. Aujourd’hui encore, les coups de bâton ne suffiront pas à étancher l’acharnement des geôliers. Il y aura aussi les électrochocs, si nombreux qu’il croira mourir là, attaché à un coin de la pièce par une corde, trempé d’eau, à chaque fois que le câble électrique du bourreau viendra frôler son corps.

«Je me suis réveillé sur un lit d’hôpital. Ils ont dû y aller trop fort», raconte-t-il au Figaro, sous…

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