À la découverte de l’Aurora, navire français qui participe à la transition énergétique

Maud Descamps édité par Solène Delinger
06h11, le 29 septembre 2021

Cocorico ! Le groupe français Nexans a inauguré mercredi 22 septembre, en Norvège, l’Aurora, son nouveau navire qui pourra poser des câbles électriques sous-marins jusqu’à 3.000 mètres de profondeur. Maud Descamps, reporter pour Europe 1, est allée sur place pour nous faire découvrir ce bateau de 150 mètres de long qui œuvre à la transition énergétique. Reportage.  REPORTAGE

Baptisé mercredi 22 septembre à Halden, en Norvège, l’Aurora fait partie des très rares navires qui jalonnent de lignes électriques les grandes profondeurs pour former les « autoroutes mondiales de l’énergie », indispensables à la transition énergétique. Maud Descamps, reporter pour Europe 1, s’est rendue à Halden, dans un petit fjord proche de la frontière suédoise, pour monter à bord de ce bateau unique au monde fabriqué par le groupe français Nexans. 

Installation d’un câble à 3.000 mètres de profondeur

Avec son imposante coque rouge et ses 150 mètres de long, l’Aurora ne passe pas inaperçu face aux maisons en bois du petit fjord d’Halden. Au centre du navire se trouve une gigantesque bobine autour de laquelle s’enroule un câble électrique de 10.000 tonnes, soit le poids de la tour Eiffel. Dans quelques jours, le navire lèvera l’ancre, direction la Grèce pour installer ce câble à 3.000 mètres de profondeur. Une prouesse encore jamais réalisée. « C’est le premier bateau capable d’atteindre ces profondeurs. Cette capacité est unique », souligne Vincent Dessale, le directeur des opérations du groupe Nexans.

« L’Aurora est prêt pour les projets des 30 prochaines années »

« Quand vous avez un câble qu’on installe à environ 3.000 mètres de profondeur, évidemment, le câble ne descend pas tout droit. Il forme donc une espèce de ligne comme ça, un petit peu courbée », explique-t-il. « Pour 3.000 mètres de profondeur, vous allez avoir 4 kilomètres et demi de câble. Si le bateau ne supporte pas ce poids, il se retrouve au fond de l’eau avec le câble. Ce qui n’est pas le cas de l’Aurora, qui est prêt pour les projets des 30 prochaines années ». 

Essor de l’éolien en mer

Les chantiers sont toujours plus éloignés des côtes. Les champs d’éoliennes se trouvent parfois à 80, voire à 100 kilomètres. Le secteur est en plein essor : la commission européenne appelle à multiplier par cinq les capacités éoliennes offshore d’ici 2030 et par 25 d’ici 2050… L’Aurora, lui, affiche un carnet de commandes plein jusqu’en 2024, surfant sur l’essor de la demande mondiale en électricité et la montée en puissance de l’éolien en mer. 

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