À l’ONU, les États-Unis agitent Taïwan devant la Chine

En suggérant juste que l’île puisse assister à des réunions techniques, Washington a fait sortir Pékin de ses gonds diplomatiques.

L’avertissement était soigneusement calibré: tandis que Pékin célébrait le 50e anniversaire de son adhésion à l’ONU, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a cru bon de rappeler que «l’importance» de Taïwan, île rebelle de 23 millions d’habitants source de contentieux historiques, dans la vie des organisations internationales.

Le 23 octobre, le Département d’État avait commenté la tenue d’entretiens bilatéraux taïwano-américains visant à «soutenir la capacité de Taïwan à participer de manière significative au sein des Nations unies». La posture de Washington, en rappelant la contribution précieuse de Taïwan à l’OMS (Organisation mondiale de la santé), ou à l’accord-cadre sur le changement climatique, «est assez futée», relève Richard Gowan, de l’International Crisis Group. «Washington ne suggère pas que Taïwan redevienne un État membre de l’ONU, mais qu’il lui soit simplement autorisé à participer aux discussions techniques, notamment sur la santé et l’aéronautique. Les États-Unis

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