Angela Merkel, le pouvoir de la simplicité

Imprégnée de morale protestante, «Mutti» (Maman, son surnom en Allemagne) n’a jamais eu le goût du luxe et de l’ostentatoire.

Le samedi, il n’est pas rare de croiser Angela Merkel, seule, au sous-sol des Galeries Lafayette de la Friedrichstrasse à Berlin. Portant elle-même ses sacs en plastique remplis d’achats, elle attend patiemment son tour, sans garde du corps et dans l’indifférence générale, pour se faire servir au comptoir des fromages français.

Après Gerhard Schröder, «l’ami des patrons» au goût affirmé pour les costumes de luxe, les grosses cylindrées, les vins fins et les cigares cubains, le contraste tout en sobriété offert par la chancelière fut saisissant à son arrivée en 2005. Le pouvoir n’a rien changé à la simplicité de cette dirigeante proche de ses concitoyens. Cela explique en grande partie pourquoi, alors qu’elle s’apprête à quitter ses fonctions, mercredi après seize ans de pouvoir, sa popularité reste au zénith avec une cote dépassant les 80 %.

Pas le goût du luxe

Comme le soulignait parfois cruellement Nicolas Sarkozy, les fromages français étaient le péché mignon d’Angela Merkel… le seul qui lui soit connu. «

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