Au 99 Haussmann, une carte signée Matthieu Garrel

CRITIQUE GASTRONOMIQUE – Le chef installe un vrai menu et, loin des asepsies trop communes à ce genre d’environnement, impose de ces plats qui rappellent le quartier aux rives d’un classicisme rafraîchi.

On savait que les loups pouvaient entrer dans la ville, on découvre que les moutons ont gagné l’époque. Du coup, les vrais insomniaques se mettent à compter d’autres grégaires pour gagner le sommeil. Parmi ceux-là, les consultants. Belle espèce que voilà, forte engeance, bien dans l’inflation, vampire à nos saisons. On les baptise parfois coachs, on les ose experts, ils goûtent les coulisses politiques, les allées big business, offrent un nouveau podium à des champions qui n’y ont jamais grimpé, s’infiltrent dans la santé, la société et métamorphosent les chaînes infos en comptoir aussi large qu’épais. Sur le chapitre, la gastronomie avait d’ailleurs une bonne longueur d’avance. Longtemps que les chefs – les macaronés, les «vus à la télé» – se plaisent à aller voir, loin de leurs fourneaux, s’ils y sont quand même. Il y avait sûrement du sincère au premier temps de l’affaire mais on vire aujourd’hui dans le prospère sur l’air du je te colle ma signature en haut de carte, t’envoie ma bobine

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 70% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Related Posts

Comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Histoires récentes