Au Kazakhstan, une répression féroce s’abat sur les émeutiers

RÉCIT – «L’opération antiterroriste» déclenchée jeudi par les forces armées contre les manifestants a été meurtrière.

Mercredi soir, au terme d’une journée chaotique où des édifices publics ont été pris d’assaut par les manifestants un peu partout dans le pays, les autorités kazakhes avaient préparé l’opinion à la féroce répression conduite jeudi. La police d’Almaty, la capitale économique de l’ex-République soviétique, avait averti qu’elle allait lancer une «opération antiterroriste».

L’expression était aussi impropre qu’attendue, alors que le mouvement, qui donnait certes lieu à quelques pillages, avait commencé trois jours plus tôt dans l’ouest pétrolier du pays, pour protester contre l’augmentation aussi soudaine que drastique du prix d’un carburant très usité dans l’immense steppe kazakhe, le gaz de pétrole liquéfié.

Deux mille arrestations

Cette augmentation alimentait une inflation générale insupportable pour les mambetter, les jeunes ruraux qui ont grandi dans la steppe et sont des migrants de l’intérieur, comme pour les oralmandar, rapatriés kazakhs dont les ancêtres avaient fui en Chine, en Mongolie ou au Turkménistan…

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