Au Liban, les sunnites déboussolés

ANALYSE – En tournant le dos au pays, l’Arabie saoudite a abandonné cette communauté qui peine à se trouver un chef.

De Beyrouth

Les sunnites du Liban sont, à l’image de leur pays, en pleine crise. En décidant de se retirer du Liban, leur protecteur traditionnel, l’Arabie saoudite, les a abandonnés sans ménagement. Pour Riyad, le Liban est désormais une «cause perdue»: ses leaders, particulièrement sunnites, se sont trop compromis vis-à-vis du Hezbollah, le parti chiite libanais soutenu par l’Iran, rival honni du royaume saoudien. «Nous sommes parvenus à la conclusion que traiter avec le Liban et son gouvernement actuel n’est ni productif ni utile, en raison de la domination continue du Hezbollah sur la scène politique», a déclaré le ministre des Affaires étrangères saoudien lors d’une allocution publique. La déclaration de Faysal Ben Farhan intervenait alors que Riyad et ses alliés du Golfe ont décidé de mesures punitives à l’encontre du Liban, parmi lesquelles le rappel de leur ambassadeur respectif et l’expulsion des diplomates libanais de leur territoire, pour protester contre les propos tenus par

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