«Ce n’est pas un dérapage mais un drame» (Namur)

Vincent Macq souhaite une réflexion en profondeur de la part des autorités et des écoles.

BELGA

Vincent Macq a tenu à réagir en tant que citoyen et père. Il demande aux instances de se poser les bonnes questions.

Pour Vincent Macq, procureur du roi de Namur, la mort d’Antonin Deneffe ne peut être considérée comme un dérapage survenu lors d’un rassemblement estudiantin. « Dire qu’on ne sait pas organiser de festivité étudiante sans dérapage, je peux l’entendre. Mais le décès d’Antonin, ce n’est pas un dérapage. C’est un drame. »

Pour lui, en marge du dossier judiciaire, il est temps de se poser les bonnes questions. « Et je les renvoie à d’autres comme les organisations étudiantes, les universités, hautes écoles. Je sais que la réflexion est entamée. Mais elle n’est pas suffisante. Il y a des excès et il est temps de travailler à ce sujet. Il n’est pas impossible d’organiser ce genre d’événement sans générer un risque. Ce drame doit, aujourd’hui, générer un électrochoc. »

Il prend, également, l’exemple du gavage (à l’eau, avec de la nourriture) lors de ces rassemblements estudiantins à Namur. « Cela fait de nombreux mois que j’interpelle les écoles et les autorités à ce sujet. Je rappelle que la loi s’applique dans ce type d’événement, de lieu. Même si le protocole du baptême autorise le gavage, la loi l’interdit. Je répète que ce qu’on ne peut faire en rue, on ne peut pas le faire non plus lors d’un baptême estudiantin. »

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