«Ces 50 années m’ont paru être 50 jours !»

VU D’AILLEURS – Le créateur de chaussures le plus célèbre au monde souhaiterait, à l’avenir, fabriquer moins de pièces, qu’on réparerait encore et encore. Il fête aujourd’hui un demi-siècle de carrière, toujours isolé en raison de la pandémie, et continue de travailler et de dessiner avec effervescence et passion.

Par Eugenia de la Torriente (El Pais)

Quand Manolo Blahnik parle, il est difficile de distinguer la fiction de la réalité. Non pas parce qu’il ment, mais parce qu’il mélange, dans son récit, ses souvenirs avec ceux de ses films préférés, et saupoudre, çà et là, ses références à une vie certes cinématographique de citations culturelles tellement sincères qu’elles paraissent être ses propres expériences.

Manolo est né à La Palma il y a 79 ans, d’une mère santacrucera et d’un père tchèque. C’est entre les bananiers et les magazines de mode importés d’Argentine qu’il s’est forgé ce caractère exubérant qui l’a conduit à quitter son île pour étudier le droit à Genève, puis, après être passé par Paris et New York et s’être établi à Londres, à devenir le créateur de chaussures le plus connu au monde. La voix de Blahnik, comme son esprit, est plus rapide que celle des autres. Dans la conversation que nous avons eue mi-février, à l’autre bout de la ligne téléphonique, son débit est torrentiel et expansif…

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