ces mères qui creusent le désert à la recherche de leurs proches disparus

RÉCIT – Dans un pays qui compte 90.000 disparus, les «mères chercheuses de Sonora» rassemblent des milliers de membres et des collectifs similaires sont nés dans tout le pays.

En octobre 2015, Alejandro, le fils de Patricia Cecilia Flores, est enlevé en sortant du travail. Voyant que l’enquête sur sa disparition ne donne pas de résultat, elle abandonne son restaurant et décide de le chercher elle-même. «Je partais dans la montagne, dans les coins déserts, parce que c’est là-bas qu’ils les emmènent», raconte la mère de famille, originaire de Sonora, un État désertique du nord du Mexique gangrené par le crime organisé.

«Mon instinct me faisait sortir à 5 heures du matin avec ma pelle et ma pioche , se souvient Patricia Cecilia Flores. Je finissais le soir, à la lampe.» Lorsqu’en mai 2019, son fils aîné, Marco Antonio, disparaît à son tour, elle redouble d’efforts. «Je faisais des transmissions en direct sur Facebook pendant mes recherches pour que les gens qui avaient fait ça me voient et aient pitié.»

D’autres familles de disparus se joignent à Cecilia dans sa recherche. Désormais, les «mères chercheuses de Sonora» rassemblent des milliers de membres et des collectifs…

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