Chartier duplique son bouillon à la bonne franquette du côté de la Gare de l’Est

CRITIQUE GASTRONOMIQUE – Chaîne avant l’heure, c’est dans la nature du bouillon que de mettre et remettre au pot. Mêmes plats, même élan dans l’espoir que tout le monde soit content et ce nouveau lieu est visiblement taillé pour la gagne.

Par la grâce des bouillons retrouvés, il se pourrait bien que cette bonne vieille carcasse de quartier de la gare de l’Est renoue avec la gueule qui fut la sienne. Ont-ils pris le train? Ont-ils déserté les quais et les parages? Car longtemps que les solides buffets, brasseries rutilantes et bistrots alsacos se sont fait la malle. Le 5, rue du 8-Mai-1945 en raconte tout le spleen. En quelques courtes saisons, la Strasbourgeoise a éteint le réchaud de ses choucroutes et un Batifol à la succession s’y est brisé les banquettes. Place à un Chartier, troisième du nom, pour sauver un peu la situation. Reste à savoir si y a bon bouillon…

Sépia à la Simenon. Avant d’y tâter la moleskine et la chaise Thonet, ne pas commencer à trop charrier un Chartier qui soudain se démultiplie. À l’âge d’or du genre et de l’enseigne, au début du siècle d’avant, l’un comme l’autre poussaient comme champignon au terroir des boulevards. Chaîne avant l’heure, c’est dans la nature du bouillon que de mettre et remettre…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 70% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Related Posts

Comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Histoires récentes