Choguel Maïga ou le populisme à la malienne

PORTRAIT – Le premier ministre de transition du Mali multiplie les provocations envers la France pour flatter une opinion fatiguée par la guerre.

Si la crise et les secousses qui déchirent la relation entre la France et le Mali devaient avoir un visage, ce serait sans nul doute celui de Choguel Kokalla Maïga. Le premier ministre de transition n’est pas homme à mâcher ses mots ni à reculer devant une provocation. Un concept à la mode le dirait «clivant». Depuis son arrivée à la «primature», en juin dernier, il multiplie les déclarations fracassantes, contre les caciques du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, renversé par un putsch en août 2020, mais surtout contre la présence et l’influence française. Le 26 septembre, à la tribune des Nations unies, il a ainsi qualifié le reploiement de Barkhane, dont les effectifs doivent baisser de moitié d’ici à la fin 2022, de «lâchage en plein vol», provoquant une réponse ulcérée d’Emmanuel Macron. Loin de calmer les choses, profitant de la colère allumée dans l’opinion à Bamako par la réaction brusque du président français, le premier ministre en rajoute, assurant que Paris avait «un agenda

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