Comment Fever-Tree a inventé le tonic premium

Nos amis d’outre-Manche ont inventé le «gin and tonic» au début du 19ème siècle avec des préparations à base de quinquina, soit disant pour lutter contre le paludisme (on reconnaît bien là leur humour légendaire), mais surtout pour pouvoir déguster leur boisson favorite en version long drink sous les chaleurs tropicales de l’Empire. Avec l’engouement retrouvé pour ce cocktail, certes simple, encore fallait-il que le tonic utilisé soit à la hauteur de la diversité et de la qualité des gins disponibles sur le marché. Longtemps largement dominé par la marque Schweppes, l’univers des tonics connaît un regain de créativité depuis quelques années et Fever-Tree fait figure de précurseur en la matière.

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Dès 2003, Tim Warrillow et Charles Rolls (rien à voir avec les voitures de la reine) se penchent sur cette catégorie, jusqu’alors délaissée, en partant d’un principe simple : si les trois quarts de votre cocktail sont composés de mixer, autant choisir le meilleur.

La quinine la plus pure du monde

Commence alors une aventure qui va les mener des archives nationales britanniques afin de retrouver la recette originale du tonic aux confins de la République démocratique du Congo, où ils dénichent une plantation de cinchona ledgeriana (arbre à fièvre ou fever tree, d’où le nom de la marque) qui permet de produire la quinine la plus pure du monde. «Tim et Charles ont mis un an pour sélectionner les meilleurs ingrédients dans le monde, en s’appuyant sur le savoir-faire de chasseurs de plantes qui leur ont indiqué, par exemple, les oranges amères de Tanzanie pour leurs qualités organoleptiques», raconte Arthur Faguer, responsable France de Fever-Tree. En 2005, sort ainsi sur le marché anglais la première référence de la future gamme avec un Tonic Water, sans édulcorant ni conservateur et composé à 100% d’ingrédients naturels. Sans oublier un degré de gazéification spécifique pour la composition de cocktails.

La coqueluche des barmen et chefs étoilés

L’engouement est immédiat : non seulement les barmen l’adoptent aussitôt, mais aussi de grands chefs tels que Mauro Colagreco, Alain Ducasse et Yannick Alléno et surtout de grandes marques de spiritueux qui en font leur mixer officiel. Fever-Tree a même été élue marque de mixers préférée des meilleurs bars du monde pour la 7e année consécutive au classement Drinks International 2021. Un succès qui ne s’est pas démenti pendant les différentes périodes de confinement, même si la moitié du chiffre d’affaires de Fever-Tree est réalisé dans les bars, restaurants et hôtels. «Les consommateurs ont voulu reproduire chez eux l’atmosphère des bars et ont donc acheté les mêmes produits», souligne Arthur Faguer.

Pour répondre à la demande mondiale et déjouer les contraintes liées au Brexit, Fever-Tree a même multiplié ses usines en Europe avec un site au Royaume-Uni, un en Belgique et un autre en Espagne. Désormais avec plusieurs tonics dont certains délicatement aromatisés comme celui au sureau, ginger beers, une limonade et même un soda water, Fever-Tree propose la gamme la plus large au monde. De quoi satisfaire les amateurs de cocktails, mais aussi de passer un Dry January de qualité, en n’oubliant pas de se préparer un gin and tonic sans alcool.

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