Coravin Sparkling : La renaissance de l’effervescence

N’en déplaise à ceux dont l’excuse favorite consistait jusqu’alors à prétendre qu’il était impossible de conserver une bouteille de champagne ouverte – et donc dans l’obligation impérieuse de la finir dans l’heure – Coravin s’apprête à jouer les trouble-fêtes, avec la sortie d’une version «Sparkling» de l’objet qui a fait son succès, ici spécifiquement destinée à faire durer le moindre flacon de vin effervescent ouvert jusqu’à un maximum de quatre semaines. 

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Afin de bien définir les contours de ce nouvel accessoire, on ne saurait se dispenser d’une petite piqûre de rappel au sujet de son proche cousin dédié à la conservation des vins tranquilles. Basé sur une technique consistant à percer directement le bouchon – sans avoir à le retirer – par le truchement d’une aiguille ultrafine, le vin versé dans le verre est ensuite remplacé dans la bouteille par un gaz neutre répondant au charmant sobriquet d’argon, qui protègera le reste de la bouteille de l’oxydation pour les mois (ou années) qu’il lui reste à vivre en cave. Dans le cas qui nous occupe, la question était pour le moins épineuse : pas question de percer le bouchon d’une bouteille de vin effervescent sous pression, ni d’ajouter un gaz n’ayant aucun effet sur la qualité des bulles. D’où la nécessité d’adopter une toute autre approche, qui consistera ici à déboucher la bouteille – les inconditionnels du «pop» s’en verront ravis –, à se servir un ou deux verres, avant de reboucher la bouteille à l’aide du fameux bouchon Sparkling… Et de réinjecter une petite dose de CO2 à l’intérieur via un ingénieux système de chargeur. 

Verdict : nul besoin d’être diplômé en sommellerie ou titulaire d’une licence d’ingénieur pour maîtriser sans peine l’ingénieux mécanisme. Et force est de constater qu’après deux semaines de délicieuse torture à attendre de pouvoir se servir un second verre de cette délicieuse cuvée Belle Epoque 2013 de la Maison Perrier-Jouët, pour les besoins de cette expérimentation, la cuvée cobaye s’est révélée remarquablement conservée. Finesse de la bulle, arômes, complexité, longueur… Enthousiasmé par ce premier essai, nous allons donc poursuivre l’expérience sur de nouvelles cuvées, par amour de la science – et par pure déontologie journalistique. 

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