Damas et Beyrouth, points de départ des migrants pour l’exil

ANALYSE – Le marché des réfugiés fuyant l’instabilité du Moyen-Orient est juteux. Des embryons de filières se sont mis en place.

Sur la vidéo filmée de nuit en début de semaine, on voit une longue file d’attente de passagers à l’extérieur de l’aéroport de Damas. Des centaines de jeunes, Kurdes irakiens pour la plupart, originaires, selon l’auteur de la vidéo postée sur Twitter, de Dohouk et Zakho, s’apprêtent à prendre un vol Damas-Minsk. Celui-ci est opéré par la compagnie Cham Wings Airlines, jadis propriété de Rami Makhlouf, le cousin germain de Bachar el-Assad, jusqu’à sa disgrâce, il y a deux ans. Cham Wings s’est fait connaître par des vols vers la ville russe de Rostov-sur-le-Don et Benghazi en Libye, où des mercenaires russes et syriens ont été dépêchés.

En un mois, une vingtaine de vols Damas-Minsk ont été recensés par le site de navigation aérienne Flightradar24, et les derniers vols affichaient complets. L’existence de cette liaison n’a rien de surprenant: la Biélorussie compte parmi les pays alliés de la Syrie, une proximité mêlant convergences politiques et intérêts financiers.

Damas réfractaire

L’autre point de départ

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