dans le Marais, un comptoir à bao qui laisse béat

CRITIQUE GASTRONOMIQUE – Dans une ambiance «sofiacoppolesque», cette table parisienne d’un soir saura même séduire les palais les plus fatigués par la tendance des boules vapeur.

Pékin, Taïwan, Tokyo: on ne va pas vous faire le coup du «où sommes-nous?» puisque, l’instant d’avant, il y avait bien le chien et loup d’un Marais dans ses premières promenades de printemps. Un Marais trottinant électrique, dans sa cadence, désormais sage à suivre plus qu’à précéder les airs du temps. La devanture annonce un Baobar. Un lustre plus tôt, on aurait encore mordu à l’hameçon, mais la ville a trop et trop vite mâché ses boules vapeur, manières de burger d’Asie, matière molle à faire la tendance dure. Bao ici, bar par là, bao d’aujourd’hui et jusqu’à la prochaine fois. On les compte jusqu’à l’insomnie et puisqu’il fait nuit, va pour celui-là.

Et d’entrée, à découvrir l’adresse en solo (elle y est propice), les fesses perchées, les mains maladroites au comptoir, mais le vin de prune plus habile aux lèvres, on s’illusionnerait vite à se croire en scène dans un remake du «sofiacoppolesque» Lost in Translation. Errance, romance, table d’un soir, table de hasard, on y est presque…

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