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Le 13 janvier 2012, le paquebot Costa Concordia s’échouait devant l’île du Giglio, faisant 32 morts… Avec Rétro Match, suivez l’actualité à travers les archives de Paris Match.

Il aurait pu se trouver quelque chose de risible, de grotesque dans le naufrage du Costa Concordia, si l’issue n’avait pas été aussi tragique. Le 13 janvier 2012, à 21 h 43, le paquebot de luxe, avec à son bord 4 229 personnes (3 206 passagers et 1 023 membres d’équipage) tout juste réunies pour une croisière de sept jours en Méditerranée, passe devant l’île du Giglio, au large de la Toscane. Le capitaine du navire Francesco Schettino entend faire avec son géant des mers l’« inchino », une « révérence » à la petite île, en passant au plus près de la côte. Trop près, cette fois. Le bateau heurte un récif, et sous la ligne de flottaison, la coque s’éventre sur 53 m de long et 7,30 m de large. L’eau pénètre dans les cales du Costa Concordia qui commence à sombrer, mais il faudra encore plus d’une heure pour lancer l’évacuation.

Le lendemain matin, le petit port de Giglio et le monde entier se réveillent avec cette vision stupéfiante du mastodonte, couché sur le flanc, à moitié immergé. On découvre en même temps le terrible bilan du naufrage : 32 personnes (16 femmes et 16 hommes), dont deux Français, sont mortes. Le capitaine Schettino qui a tant tardé sonné l’alarme, lui, a été l’un des premiers à quitter le navire… Il sera condamné à 16 ans de prison.

Voici le reportage consacré au naufrage du Costa Concordia, tel que publié dans Paris Match en 2012.

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Paris Match n°3270, 19 janvier 2012

Costa Concordia : Panique à bord

Par François de Labarre (Enquête Emilie Blachère, Rose-Laure Bendavid, Pauline Delassus, Anne-Laure Le Gall, Clément Vogt, Jean-Michel Verne).

Ce palais flottant promettait d’exaucer en un seul lieu tous les souhaits: dîner, danser, nager, paresser au soleil. Mais la croisière s’est achevée dans la terreur. Vendredi 13 janvier, à 21h43, le «Costa Concordia », paquebot géant de 292 mètres de long et 52 mètres de haut, accroche un piton rocheux, près de l’île du Giglio, en Toscane. Éventré sur une centaine de mètres, le navire bascule sur le flanc, non loin de la rive. L’évacuation tourne au chaos, tandis que des passagers restent coincés dans les cabines et les coursives. Trois jours après le naufrage, on compte 11 morts, dont au moins 2 Français, et 24 disparus. A une cinquantaine de mètres d’un joyau de la Méditerranée, 2 380 tonnes de gazole font peser une nouvelle menace : celle d’une catastrophe écologique.

D’abord un choc sourd. Puis un fracas de tôle torturée, un long raclement. Au coeur du bâtiment, le temps s’est suspendu. Les spectateurs se dévisagent, se demandent si ce mugissement des entrailles du navire, cette vibration puissante qu’ils ont sentie, fait partie du show. Le numéro auquel ils assistent est celui d’un prestidigitateur, médusé lui aussi. La musique s’est arrêtée. Partout, des objets vacillent, la vaisselle tombe. La lumière s’éteint. Premiers cris. Une vieille dame a chuté et se relève avec peine, ensanglantée. Des haut-parleurs diffusent un message rassurant: «Tout est sous contrôle.» C’est le commandant. Son premier mensonge. Milton, 55 ans, péruvien, ingénieur, a compris que le bateau avait heurté un gros caillou. Il enfile un gilet de sauvetage, demande à sa femme et à sa fille de l’imiter. Pure précaution. Il lui semble impossible que ce soit ce bateau énorme, indestructible ville flottante, qui cède. Le rocher va être pulvérisé… Il se trompe. La catastrophe a commencé, deux heures vingt seulement après que le géant des mers a quitté Civitavecchia.

C’est dans ce port que le «Concordia» a accueilli ses derniers passagers pour une croisière «Douce Méditerranée»: Savone, Marseille, Barcelone, les Baléares. Sameer et Divya, un jeune couple d’Américains, ont choisi de découvrir ainsi le continent européen. Ils fêtent leur 5e anniversaire de mariage. Ils sont perdus dans ce monstre, dans le dédale des coursives, des couloirs sur lesquels ouvrent 1500 cabines. Ils rejoignent la leur, au 9e pont. Pas le temps de visiter ; ils se préparent pour la soirée qu’ils veulent inoubliable, arrosée au champagne. Divya enfile sa belle robe de cocktail. Jean-Pierre Micheaud, jeune retraité de La Rochelle, a, lui aussi, prévu de dîner en amoureux avec sa femme Béatrice. Quand on est un couple d’assureurs de la Maaf, on n’a pas les moyens de se payer ce plaisir tous les quatre printemps… Deux ponts plus bas, Peter Honvehlmann et sa femme sont attablés dans un des 13 bars du bateau.

Tous deux sont marchands de vin sur le marché d’hiver d’une bourgade de Nord-Westphalie… David Saba, concepteur de sites Internet de Miami, vient d’avaler une pizza au 10e pont. Bonne, mais la salade lui paraît ridicule. Il lorgne sur les antipasti de sa femme, Denise: des courgettes farcies au fromage. Dans sa cabine au 4e pont, l’ingénieur Milton, nez épaté et teint mat, a décidé de se coucher tôt, comme sa femme et sa fille. Mais il prend le temps de la contemplation. Il aime «cette version limitée et arrondie du paysage à travers le hublot». Ce soir, la nuit est claire et le bateau vogue à 16 noeuds. Le spectacle est charmant. Le relief de l’île qui apparaît dans le paysage se découpe sur le ciel. Le bateau s’en approche de plus en plus… de plus en plus… Au même moment, selon des membres d’équipage, le commandant Francesco Schettino dîne lui aussi. Sur le papier, ce diplômé d’une école de marine marchande est un commandant aguerri. A 52 ans, descendant d’une lignée de marins, il ne compte plus les milles. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir une personnalité originale. Notre reporter Anne-Laure Le Gall a navigué avec lui, sur le « Costa Atlantica», en mai 2011. Elle garde le souvenir d’un officier qui « paraissait expérimenté, malgré une allure de commandant d’opérette. Il était imbu de lui-même, tourmenté par des questions existentielles. Des livres ésotériques traînaient sur la table basse de sa cabine… ». A l’occasion de cette croisière, ses préoccupations sont devenues plus charnelles. Francesco Schettino aurait convié une ancienne hôtesse du bord, ravissante blonde aux yeux verts, bien connue des membres de l’équipage qu’elle bat froid depuis qu’elle est devenue l’« invitée d’honneur » du commandant. C’est avec cette Russe plantureuse qu’il dîne, en tête à tête, ce vendredi 13.

Francesco Schettino prend tout de même le temps d’appeler le maître d’hôtel Antonello Tievoli, et lui lance, très fier: «Nous sommes tout près de ton Giglio.» Il est d’usage que le «Concordia», en croisant devant cette île de 700 habitants, donne un coup de sirène. Un signal que les marins italiens appellent «tirer sa révérence». Le commandant s’est souvenu de la tradition mais a, à l’évidence, négligé les écueils connus des navigateurs. Schettino aurait brutalement interrompu son dîner pour répondre à un appel sur sa radio portative. Il se serait ensuite précipité sur le pont et aurait donné l’ordre de changer de cap pour faire route au nord-nord-est. En virant, l’arrière du «Concordia» s’est encore rapproché du récif… Après le choc, la lumière revenue, Divya a poussé un soupir. Et retrouvé le sourire, à table. Pourtant, dans les verres, le vin n’est pas de niveau. Sameer s’est rassuré en se souvenant d’une histoire de «stabilisateur» dans la quille. Puis le géant s’est redressé, avant de commencer à pencher sur l’autre bord.

Sur Giglio, Giorgio Fanciulli, l’éditeur du site Internet de l’île Giglionews.it, n’en croit pas ses yeux. Les deux feux rouges positionnés sur la structure la plus haute du bâtiment indiquent que le barreur a perdu le contrôle. Evidemment, le personnel présent dans la capitainerie le voit aussi. Il appelle le « Concordia », demande des informations. Le commandant répond: «Panne de courant, on est en train de la réparer.» A bord, Sameer et Divya prennent peur. Maintenant, le bateau s’incline franchement sur tribord. La vaisselle se fracasse sur le sol. Les enfants hurlent. «Les lumières se sont mises à clignoter, dira Sameer.

C’était comme un stroboscope, des flashs qui illuminaient les gens apeurés.» Brusquement, plus rien. L’obscurité totale, pendant quelques secondes qui n’en finissent pas. Sameer prend sa femme par la main. Il crie : «Gilets de sauvetage!» Puis il l’entraîne dans les coursives, en se cramponnant aux rambardes. A ce moment, le courant emporte le bateau, moteurs coupés, dans un mouvement circulaire. La rotation cesse quand la coque touche le fond rocheux, à 30 mètres sous la surface. Il est 21h58. Divya et son mari ont rejoint leur cabine. Sameer empêche la porte de se refermer automatiquement. Tout ce qu’ils ont de précieux se trouve dans le coffre: iPhone, iPad, cash, cartes de crédit. Ils ne perdent pas de temps à les en sortir. Les gilets et rien d’autre. Ils ressortent, s’enfuient. Où aller? Divya arrête une fille de l’équipage, l’interroge. Elle réplique: «Ne paniquez pas, les signaux de détresse ne sont pas allumés.» A l’autre extrémité, David obtient la même réponse d’un membre de l’équipage. Celui-là «empeste l’alcool». Personne ne se comprend. Ça parle espagnol, anglais, russe, coréen, français. Les instructions que crachent les haut-parleurs sont inaudibles.

A terre, les gardes-côtes interrogent eux aussi le commandant. Il s’obstine à leur donner des réponses rassurantes, jusqu’à 22h30: «On a une entrée d’eau à bâbord, mais ne vous en faites pas. Je jette les ancres à l’avant et à bâbord. Envoyez-moi un remorqueur.» Mais la station de police de Livourne apprend que les carabiniers sont submergés d’appels au secours de la part des passagers: le bateau coule.

Iddo, colosse aux yeux clairs, responsable du port du Giglio, n’y tient plus. Il saute sur son bateau et met le cap sur le «Concordia». Le spectacle est effarant. Sur le pont du navire échoué, des milliers de passagers en gilet de sauvetage sont prêts à se jeter à l’eau. Plus question de tergiverser. Les secours accourent de Porto Santo Stefano et de Livourne. Francesco Schettino n’a pas le choix. A 22h43, il lance le signal de détresse : six coups de sirène courts, puis un long.

David est au dernier étage. L’inclinaison est telle que l’eau de la piscine s’est répandue sur le pont. Quand retentissent les hurlements de sirène, il voit les visages des membres de l’équipage se décomposer. « Ils ont pris les enfants par la main et donné l’ordre de descendre au pont 4.» Il faut monter dans les chaloupes. A mesure que le «Concordia» couche ses 115000 tonnes sur tribord, il se transforme en prison pour les passagers. Les structures peuvent plier ; les cabines, se remplir d’eau. Les cages d’ascenseur deviennent des gouffres. « C’était de la folie, racontera Milton. J’ai vu des gens saisir leurs enfants et les porter à bout de bras au-dessus de leur tête. D’autres les tiraient par la manche. Tout ça dans les hurlements et les pleurs. J’ai compris qu’il ne fallait pas attendre de consigne, qu’on devait se débrouiller par nous-mêmes.» Sameer et Divya sont parmi les plus chanceux. Lors de l’embarquement, on leur a remis une carte de secours où figure le lieu où ils doivent se rendre en cas d’évacuation d’urgence, à tribord. «Nous avons eu l’impression que le bateau pouvait nous tomber dessus.» Par bonheur, leur chaloupe peut être mise à l’eau sans problème. Alors, ils s’éloignent. Sameer et Divya ne peuvent quitter des yeux leurs compagnons d’infortune restés sur l’épave. Les ponts du «Concordia » sont comme éclairés par les bandes réfléchissantes des milliers de gilets de sauvetage. Quelques minutes plus tard, les premiers rescapés arrivent sur l’île.

Sur le navire, à bâbord, la situation est tragique. Fabien Colasse raconte: «Le dispositif de descente de notre canot était coincé par des cordes et une manille en fer. Il a fallu se servir d’une hachette. J’ai frappé comme un fou! La chaloupe est descendue mais s’est bloquée de nouveau. Nous étions nombreux à y avoir pris place. Nous avons décidé de l’évacuer pour tenter de la débloquer. Nous avons glissé cinq grandes rames entre la coque et le canot, pour faire levier. Tout à coup, le canot a dégringolé de 1,50 mètre. Pour y remonter, nous avons dû enjamber le bastingage et sauter. Tout le monde n’en était pas capable. C’était affreux d’abandonner les handicapés et les gens âgés. Nous ne savons pas ce qu’ils sont devenus.» Pourtant, ce n’est pas là que le drame se joue, mais dans les étages inférieurs. Ceux qui n’ont pas eu le temps de remonter au 4e niveau sont piégés. L’eau monte. Matthias Hanke et son ami Marcel résistent à un torrent impérieux. Devant eux, deux femmes, des soeurs largement septuagénaires, ne parviennent plus à avancer. Ils tentent de les soutenir, mais elles n’en peuvent plus. Derrière elles, les portes d’un ascenseur cèdent sous la poussée de l’eau. Les soeurs sont entraînées. «Nous n’avons pas réussi à les sortir de là», dira Matthias. Et ce n’est pas des membres de l’équipage, aussi désemparés que les passagers, qu’ils pourraient attendre du renfort.

«Nous n’avons reçu aucune instruction, expliquera une serveuse philippine. J’ai fait ce que j’ai pu pour aider les passagers quand la sirène a sonné, comme on me l’a appris, mais c’était trop tard.» A 23 heures, le commandant reçoit un nouvel appel des gardes-côtes. Ils demandent un point sur la situation. Schettino leur annonce qu’il reste à bord 200 personnes sur 4200. L’officier des gardes-côtes demande un nouveau décompte. «Je ne peux pas, rétorque le commandant. Je suis sur un canot !» Il prétend, avec aplomb, gérer l’évacuation à distance. En réalité, hébété, il se contente de contempler son désastre. Il sera ensuite aperçu sur un rocher. Francesco Schettino a été parmi les premiers à fuir. Une faute impardonnable. « Contrairement aux apparences, tempérera le contre-amiral Gustavo Sarno, expert maritime toscan, la manœuvre a été une sorte d’exploit. Quitter le paquebot est indigne, mais le commandant a réussi à caler le navire sur peu de fond, à peine à 50 mètres du rivage, afin qu’il ne puisse pas couler en quelques heures. On imagine mal, vu de la terre, ce que peut représenter l’évacuation de 4200 personnes, la nuit. Car, si des exercices de secours sont effectués, les simulations n’intègrent pas les phénomènes de panique et de mouvements de foule qu’entraîne en temps réel un naufrage. Le personnel, pour une bonne part, est plus hôtelier que marin. Les croisiéristes, contrairement aux pétroliers et aux ferries, sont psychologiquement peu préparés à ce genre d’accident.» Quoi qu’il en soit, cette nuit, la carrière de Francesco Schettino s’est brisée devant Giglio. Les gardes-côtes ont bien tenté de le convaincre de retourner sur le «Concordia» pour diriger la fin de la manœuvre et recouvrer son honneur. En vain. Devant lui, des gens meurent par sa faute.

Il ne reste plus à bord de chaloupe utilisable. L’une d’elles, mal arrimée, se balance au-dessus du vide. La femme de Milton décide de monter dans ce canot instable. Le flanc de l’embarcation cogne contre la coque et se fissure. «Je me suis précipité pour l’aider à remonter sur le pont, dira Milton. Elle a violemment heurté le bord et s’est cassé trois côtes.» Ils n’ont plus d’autre choix que de se jeter à la mer. « Une eau glaciale, paralysante, aveuglante, racontera Milton. Mes muscles se crispaient. J’ai essayé de soutenir ma fille et mon épouse, mais nous n’avancions pas. J’ai dû les lâcher et me contenter de les suivre sans les perdre de vue. Nous avons nagé pendant quarante minutes.

Heureusement, la mer était calme. C’était interminable. J’arrivais à peine à battre des pieds. Je n’ai jamais cessé de parler pour encourager ma femme et ma fille, à en perdre le souffle. J’étais à bout de forces, mais je n’ai jamais songé que j’allais mourir. Mon épouse a réussi, avec trois côtes cassées, à atteindre le port. C’est un miracle.» Il ne reste alors sur le «Concordia » que le commissaire de bord, Manrico Giampedroni. Il n’a pas quitté son uniforme et a continué d’aider les gens à évacuer. Mais il est seul lorsqu’un réfrigérateur lui tombe sur la jambe. Fracture. Il restera bloqué pendant trente-six heures, hurlant de douleur, avant d’être sauvé.

Il n’y aura pas de miracle pour Jean-Pierre Micheaud. Coincé entre une chaloupe et la coque du paquebot, il tient le coup pendant une heure, la tête hors de l’eau. «Nous sommes restés accrochés au plat-bord d’un canot, racontera Béatrice Micheaud. Nous avons appelé à l’aide, personne ne nous a entendus ou n’a voulu nous entendre. Nous étions épuisés.» Jean-Pierre Micheaud est mort noyé.

A terre, quand Peter Honvehlmann et sa femme entrent dans le bar, exténués, frigorifiés, et demandent un café, le barman exige 2 euros. Ils n’ont pas un sou en poche. «Nous sommes naufragés.» Rien à faire: «C’est 2 euros.» Dans l’église San Lorenzo de Don Lorenzo, 61 ans, barbe blanche, l’accueil est plus chaleureux. « Les gens n’avaient rien sur eux. J’ai donné les couvertures aux enfants, ensuite aux plus vieux.» Certains, choqués, ne mesurent pas la gravité de la situation, ils demandent quand reprendra le voyage. Tous semblent attendre quelque chose, silencieux, en tee-shirt, en short, des femmes en robe de soirée. Parmi elles, une danseuse russe «magnifique », avec des chaussures à talons rouges. Au milieu de la nuit, un homme surgit, trempé, en slip, emmitouflé dans un sac-poubelle. C’est Riccardo, le croupier péruvien. « Je lui ai donné mes habits dix fois trop grands pour lui, dira Don Lorenzo. Il est quand même parti avec.» Sur le port, un vieux loup de mer tempête. « On disait que les Italiens étaient un peuple de saints, de poètes et de navigateurs. Aujourd’hui, il n’y a plus de saints, les poètes sont rares et nos navigateurs… c’est zéro! Ici, le seul naufrage qu’on connaissait a eu lieu sous l’Empire romain. Ils n’avaient ni radar ni GPS, à l’époque ! Cette nuit, c’était calme, la nuit était claire, le rocher se voyait à l’oeil nu. Il y avait la lune…» Et de répéter, mortifié : « Oui, la lune ! »

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