De Kaboul à Orléans, la longue errance de Shukran et Leda, réfugiés afghans

REPORTAGE – Après trois ans et demi de périple à travers l’Europe, ce couple de peintres afghans a pu intégrer une résidence à Orléans, grâce à l’aide du Frac du Val de Loire.

«C’est le plus beau jour de ma vie», lance Shukran en enlaçant sa femme, Leda, qui vient à peine de poser le pied sur le quai de la gare d’Orléans. Le regard embué de larmes, vêtus tous deux de blousons en cuir et de jeans, ils se regardent, s’étreignent et sortent main dans la main à la découverte de la ville de Jeanne d’Arc. Malgré la clandestinité, le contraste avec la «vie d’avant» est de taille pour ce couple afghan qui a connu l’enfer de Moria, un centre d’accueil pour migrants de l’île de Lesbos, en Grèce, surnommé «le camp de la honte». «Après avoir vécu l’insalubrité, l’insécurité, la peur, la faim, cette ville nous paraît si belle, si apaisante», confient-ils.

Nous les avions rencontrés il y a un an, dans le centre d’accueil pour migrants et réfugiés de l’île de Lesbos. Moria avait pris feu quelques mois plus tôt et la totalité des réfugiés avaient été placés, à la hâte, dans un ancien camp militaire aménagé. «La structure était si dangereuse qu’à la moindre averse les tentes prenaient…

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