Découvrez ces archives françaises qui nous plongent dans les grandes guerres en Wallonie (Perwez)

Depuis quelques semaines, l’armée française partage une partie de ses archives audiovisuelles sur internet. L’occasion de se replonger dans l’histoire récente (et parfois douloureuse) de notre pays.

Voilà un site internet qui devrait faire le bonheur de nombreux passionnés d’histoire. Depuis le 18 septembre, le ministère français des Armées offre une plongée dans son histoire grâce à « ImagesDéfense », une plateforme regroupant actuellement 180.000 photographies et 500 heures de film.

Cette initiative, qui répond à la volonté des autorités françaises de partager ses archives, permet aux internautes de (re)découvrir « les grands événements historiques; les personnalités militaires et politiques ou encore artistiques; les matériels, armements et infrastructures militaires ou encore la vie des armées », énumère Laurent Veyssière, directeur de l’ECPAD, l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense. « Mais ce sont aussi des images souvent surprenantes, relevant de secteurs inattendus comme celui des sports et des loisirs, du tourisme, de la vie culturelle et scientifique, des religions, de l’enseignement,… » De la photo du capitaine Brossard (un capitaine d’état-major attaché à la carte de France) prise en 1842 à la toute récente opération Barkhane menée au Sahel, ce sont ainsi près de deux siècles d’histoire qui sont déjà proposés. Pour le plus grand plaisir des curieux.

 

 

« Au cours de son premier mois d’ouverture, le site « ImagesDéfense » a comptabilisé plus de 340.000 pages vues », assure Laurent Veyssière. Avec, « sans surprise », « les périodes de la Première et de la Seconde guerres mondiales » parmi les recherches les plus fréquentes. En France, mais pas seulement…

Car, si le catalogue, très riche, fait surtout la part belle à l’histoire de nos voisins d’Outre-Quiévrain, il intéresse aussi les Belges qui « représentent 5% des visites sur le mois d’octobre ». Logique tant « l’histoire de la Belgique et de la France sont intimement liés », souligne l’ECPAD.

À l’instar de ces images de la ville de Tournai libérée en 1918, des milliers de clichés pris dans nos régions peuvent ainsi être consultés sur le site français. Exemple avec Marche-en-Famenne, Liège, Namur, Beaumont, Perwez, Gembloux ou encore Thulin.

 

Marche-en-Famenne libérée en 1918

 

Le 22 novembre 1918, un convoi allemand est photographié à hauteur de Marche-en-Famenne.

Les Allemands quittent la Belgique en novembre 1918.

Jacques Ridel/ECPAD/Défense

Les soldats allemands transportent des restes de matériel et quittent la Belgique par la route de Liège.

 

Liège en liesse en 1918

 

En novembre 1918, la Première guerre mondiale prend fin.

Liège fête sa libération avec le couple royal.

Marcel Lorée/ECPAD/Défense

Pour fêter l’événement, le roi Albert Ier et son épouse, Elisabeth, font leur entrée dans la ville de Liège. La foule acclame les souverains et les troupes belges qui défilent.

 

Namur dévastée en 1940…

 

Printemps 1940. La Seconde guerre mondiale fait rage en Wallonie.

Auteur inconnu/ECPAD/Défense

Le 12 mai 1940, Namur fait alors partie des villes bombardées massivement par les envahisseurs allemands.

Auteur inconnu/ECPAD/Défense

Parmi les clichés archivés par l’armée française, on découvre plusieurs bâtiments de la place Léopold en ruines.

La gare de Namur n’a pas été épargnée par les bombardements.

Auteur inconnu/ECPAD/Défense

Comme le cœur de la ville, la gare de Namur n’est pas épargnée par l’envahisseur. L’intérieur de l’établissement est entièrement détruit.

 

Comme Beaumont

 

Dans le Hainaut, à Beaumont, les bombardements font également de gros dégâts. Comme sur ce cliché où les gravats s’entassent à proximité d’un pont.

Plusieurs bâtiments touchés par des bombardements à Beaumont.

Auteur inconnu/ECPAD/Défense

 

La parade allemande dans les rues de Perwez

 

Le 17 mai, l’ensemble de l’arrondissement de Nivelles, ainsi que Bruxelles et Anvers sont occupés peu à peu par les troupes allemandes.

Un Panzer allemand traverse Perwez.

Erich Borchert/Domaine Public/ECPAD/Défense

Dans le Brabant wallon, à Perwez, à l’issue de la bataille de France, un blindé Panzer III de la 4e division blindée allemande (4.Panzer-Division) parade dans les rues de la ville pour les besoins de la propagande.

Les Nazis font une démonstration de force dans les rues dévastées de Perwez.

Erich Borchert/Domaine Public/ECPAD/Défense

La ville brabançonne est dévastée. Les Nazis laissent derrière eux un paysage de désolation.

 

La bataille fait rage à Gembloux

 

Toujours en mai 1940, durant la bataille de Gembloux, les Allemands immortalisent une colonne de leur 4e division blindée (Panzer-Division).

Des chars Panzer I et II de la 4e division blindée allemande ont permis aux Allemands d’avancer vers Gembloux.

Erich Borchert/Domaine Public/ECPAD/Défense

Des chars Panzer I et II de la 4e division blindée allemande ont permis aux Allemands d’avancer vers Gembloux.

Erich Borchert/Domaine Public/ECPAD/Défense

« Parmi les nombreux véhicules, on reconnaît notamment de la gauche vers la droite: un obusier 10,5 cm Feldhaubitze 18, plusieurs semi-chenillés Sd.kfz.8, plusieurs voitures Auto-Union Horch kfz.15 tractant des canons d’infanterie (leichte Infanterie Geschütz 7,5 cm), détaille le site « ImagesDéfense ». À droite, au premier plan, un Panzer I de commandement (Befehlpanzer I) et plusieurs Panzer I et II. Enfin, tout à fait à gauche, un char lourd Panzer IV. »

 

Les fantassins allemands à Thulin

 

Le 23 mai 1940, les fantassins allemands du colonel (Oberst) Rudolf von Tschüdi attaquent le village de Thulin par l’ouest.

Les soldats allemands marchent vers Thulin.

Erich Borchert/Domaine Public/ECPAD/Défense

Dans la même journée, les fantassins du 469 I.R (Infanterie Regiment) investissent le village hennuyer.

Thulin tombe aux mains des Allemands le 23 mai 1940.

Erich Borchert/Domaine Public/ECPAD/Défense

Entre les rues du Calvaire et Victor Delporte, des prisonniers français quittent le village sous l’escorte de fantassins allemands.

Les prisonniers français quittent le village hennuyer sous escorte allemande.

Erich Borchert/Domaine Public/ECPAD/Défense

Dans la rue Ferrer, un caporal-chef est photographié en train de souffler dans un clairon.

Un Allemand souffle le clairon dans les rues de Thulin.

Erich Borchert/Domaine Public/ECPAD/Défense

D’après la propagande allemande, le fantassin allemand aurait exigé qu’un soldat français souffle le « rassemblement  » pour signifier à ses camarades de stopper le combat. Mais devant son refus, le caporal-chef allemand aurait confisqué l’instrument et sonné l’ordre lui-même.

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