Démineur, le danger au bout des doigts

REPORTAGE – Au PIAM, le Pôle interarmées Munex, les militaires du génie se forment au déminage. Leur savoir-faire est d’autant plus indispensable que les engins explosifs improvisés (IED) représentent la principale menace pesant sur les forces déployées au Sahel.

Envoyé spécial à Montreuil-Juigné

Seules ses mains dépassent de l’épaisse combinaison. «Pour garder un maximum de dextérité», explique le major Maël*. Sa voix est d’une sérénité appliquée, comme si le danger n’allait pas se trouver au bout de ses doigts. Si les engins explosifs qu’il manipule en opération se déclenchent, il les perdra presque certainement. «Avec des gants, on perd le contact avec la matière», se justifie-t-il. À 47 ans, ce soldat du 6e régiment du génie est démineur. Une «passion», dit-il, comme s’il parlait de plongée en apnée.

L’armure de couleur sable et noir dont il est revêtu pèse plus de 30 kg. Elle recouvre les jambes, les bras, le torse et la tête comme un scaphandre. Elle protège contre une détonation d’un kilogramme d’explosifs situé à un mètre au niveau du bassin, dit-on. Autant dire que la protection est limitée. Un boîtier au poignet commande les fonctions du casque: lampe frontale, radio… Les démineurs travaillent toujours en binôme. Ils ne sont jamais seuls

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