En Australie, la dure rétrocession de leurs terres aux Aborigènes

ENQUÊTE – La semaine dernière, un territoire de 160.000 ha, incluant un parc national inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité, a été rendu à ses propriétaires traditionnels, la communauté des Eastern Kuku Yalanji. Mais le processus pour y parvenir, s’il a le mérite d’exister, présente de nombreuses imperfections.

Sydney

C’est une zone de 1.600 km2 située dans le nord-est tropical de l’Australie. En son cœur, le parc national de Daintree, qui abrite la plus ancienne forêt du monde. Les premiers arbres de cette immense jungle tropicale, classée au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1988, y auraient poussé il y a 180 millions d’années. Cette jungle jouxte un autre site classé, la Grande Barrière de corail et constitue un véritable réservoir de la biodiversité australienne. C’est notamment à l’ombre de ses feuillages touffus qu’on trouve le solitaire et très discret casoar à casque. Un volatile dont il ne vaut mieux pas susciter le courroux, en raison notamment de la longue griffe avec laquelle il peut tuer d’un seul coup de patte. C’est peut-être la raison pour laquelle les élèves officiers de Saint-Cyr l’ont choisi pour symbole, leur couvre-chef, le shako, étant orné d’un plumet blanc et rouge.

Ce territoire vient d’être officiellement remis à la communauté aborigène Eastern Kuku Yalanji par le gouvernement

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