En Biélorussie, des prisonniers politiques en première ligne

DÉCRYPTAGE – L’opposition au dictateur Alexandre Loukachenko se mobilise pour que ces 900 détenus ne tombent pas dans l’oubli.

«Les prisonniers politiques en Biélorussie ne sont pas uniquement des personnalités connues qui font de la politique depuis des années.» Tatsiana Khomich, la sœur de l’opposante Maria Kolesnikova, qui a été condamnée à onze ans de prison en septembre dernier, parcourt désormais l’Europe comme représentante du conseil de coordination pour les prisonniers politiques. «Ils sont aujourd’hui des retraités, des docteurs, des mineurs», explique-t-elle d’une voix posée alors qu’elle est de passage à Vilnius. Porter les couleurs nationales – blanc, rouge, blanc – sur une paire de chaussettes ou un foulard suffit pour se retrouver derrière les barreaux…

Créée il y a vingt-cinq ans, l’organisation de défense des droits humains Viasna égrène son décompte quasi quotidien sur les réseaux sociaux. En fin de semaine dernière, ils étaient 888. «C’est la preuve que même s’il n’y a pas de manifestations dans les rues, la protestation continue», explique Marina, membre de l’ONG, réfugiée à Vilnius depuis quelques

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