entre adhésion à l’Otan et «finlandisation», une délicate ligne de crête

ANALYSE – En coulisses, les médiateurs de la crise s’activent pour trouver un «compromis».

Pour les médiateurs occidentaux qui se pressent à Moscou et à Kiev depuis plusieurs semaines en vue de désamorcer la crise, la question est a priori insoluble. Vladimir Poutine, qui veut rétablir son contrôle sur l’ancienne zone d’influence de l’URSS, exige que l’Otan renonce à s’étendre à l’est et recale la candidature de l’Ukraine, de même que celle de la Géorgie.

L’Ukraine veut, quant à elle, entrer dans l’Alliance et dans l’Union européenne. Avec l’annexion de la Crimée en 2014 et les nouvelles provocations russes aux frontières de l’Ukraine, cet objectif est devenu largement majoritaire dans la population.

Trouver un «compromis»

Au sommet de Bucarest en 2008, la question avait été laissée en suspens, entourée d’une ambiguïté qui arrangeait de nombreux pays, notamment la France et l’Allemagne, qui s’étaient prononcées contre l’intégration de l’Ukraine dans l’Otan. Le flou qui entourait depuis cette vague promesse de l’Alliance, sans calendrier précis, a permis pendant un temps de contenir les tensions avec…

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