Erdogan durcit le bras de fer avec l’Occident

ANALYSE – Le président turc a annoncé l’expulsion d’une dizaine d’ambassadeurs occidentaux, dont ceux de la France, de l’Allemagne et des États-Unis.

Istanbul

Dans les capitales occidentales et au sein de leurs chancelleries installées en Turquie, la nouvelle a choqué ceux qui s’étaient pourtant habitués aux affronts de Recep Tayyip Erdogan. Elle signale qu’une nouvelle étape a été franchie dans ce pays devenu imprévisible, dont la politique étrangère semble dépendre plus que jamais des aléas de sa politique intérieure.

Samedi, devant une foule de partisans, le chef de l’État turc a annoncé que dix ambassadeurs devraient plier bagage «au plus vite». «J’ai donné des instructions (…) pour que ces dix ministres des Affaires étrangères… pour que ces ambassadeurs soient déclarés persona non grata, a-t-il déclaré, commettant un lapsus. Ils vont connaître la Turquie, la comprendre… Sinon, ils la quitteront!»

Les ambassades en question, parmi lesquelles celles de France, des États-Unis, d’Allemagne, des Pays-Bas et du Canada, avaient publié en début de semaine dernière une lettre appelant Ankara à respecter un arrêt de la Cour européenne des droits

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