Face à la reprise en main de Pékin, les Hongkongais s’exilent à Taïwan

RÉCIT – Ils sont des milliers à avoir quitté l’ex-colonie britannique depuis l’adoption de la loi de sécurité nationale.

À Taipei

Dans son studio situé au sud de la ville de Taïchung, Kacey Wong 51 ans, boit son café dans des coupes de style britannique. «Hongkong», lit-on, peint sur la soucoupe. «Ces tasses me rappellent d’où je viens», soutient l’artiste qui, six mois plus tôt, a posé ses valises dans cette ville du centre de Taïwan. Un voyage qui, selon lui, sera sans retour.

Comme Kacey Wong, des milliers de Hongkongais ont pris le chemin de l’exil depuis que Pékin a fait passer par décret sa loi de sécurité nationale (NSL) à Hongkong, le 1er juillet 2020, ouvrant la porte à la répression de toute opposition politique et diminuant l’autonomie de l’île. Si les plus fortunés s’envolent généralement vers des pays occidentaux, un grand nombre d’entre eux choisissent Taïwan, où le coût de la vie y est plus abordable, et la culture similaire.

Selon les chiffres du Conseil des affaires continentales, l’organe taïwanais chargé de superviser les relations entre Taïwan et la Chine, le nombre de Hongkongais ayant obtenu…

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