Face aux diktats hygiénistes et aux végans, la revanche de la bonne bouffe

ENQUÊTE – Du bouchon lyonnais à l’estaminet lillois, ces maisons consignent un art de vivre typiquement français. Elles incarnent la jovialité d’une France qui se tape sur l’épaule, parle haut et fort, prend le temps de refaire le monde en trinquant.

Parades à un hiver qui s’annonce encore terni par la crise sanitaire, l’humour et les plaisirs de la table nous font un bien fou. Il suffit d’écouter ce «riparieur» de Laurent Gerra parler de ses gueuletons, ou de revoir le sketch de Raymond Devos où il finit par mâcher ses mots et articuler ses mets pour se rendre à l’évidence qu’esprit et bonne chère ont un pouvoir commun: ils libèrent. Ils débrident les zygomatiques, dérident les bouches pincées, rendent d’humeur joyeuse hommes et femmes qui savent rire à gorge déployée comme se délecter, sans culpabilité, d’un ris de veau sauce charcutière ou d’une cervelle de canut. Ami, lève ton verre!

Les bons vivants font clan, ils se reconnaîtront. Pierre Desproges le disait, à sa façon, dans la revue Cuisine et vins de France où il écrivit plusieurs chroniques gastronomiques entre 1984 et 1985: «Je me suis toujours méfié des gens qui n’aimaient pas les plaisirs de la table. Car enfin, il faut que vous le sachiez, et pas seulement dans la colle…

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