Ferrari Daytona SP3, un sport-prototype sur la route

NOUVEAUTÉ – Conçu à partir du châssis de la supercar LaFerrari, le second pur-sang de la série Icona ressuscite l’esprit des prototypes du Mans de la fin des années 1960. Seulement 599 unités seront produites à partir de fin 2022.

Chez Ferrari, presque tout est permis, sauf de faire revivre des icônes du passé. Les collectionneurs ne le pardonneraient pas. C’est pourquoi en 2018, le constructeur italien a créé la ligne «Icona» réservée à des modèles qui puisent leur inspiration dans l’histoire de la marque. Après les Monza SP1 et SP2, voici la Daytona SP3, le second modèle de cette série. Son nom est un hommage au triplé des sport-prototypes 330 P4 et 330 P3/P4 aux 24 Heures de Daytona 1967. Sa ligne sculpturale renvoie à ces fameux prototypes de la fin des années 1960 considérés par de nombreux spécialistes comme des chefs-d’œuvre de style, mais également à l’étude 250 P5 réalisée par le carrossier turinois Pininfarina. Le résultat est une splendide berlinette à toit targa en carbone entièrement vouée aux sensations et au plaisir de conduite. D’une longueur de 4,68 m et d’une largeur de 2,05 m, la Daytona SP3 est presque aussi basse (1,14 m) que la supercar LaFerrari à qui elle emprunte son châssis monocoque en carbone.

Le langage stylistique est celui des prototypes de course de la fin des années 1960. L’arrière rappelle l’étude 250 P5. Ferrari

Une nouvelle fois, le centre de design dirigé par Flavio Manzoni livre une démonstration de son savoir-faire car le dessin réussit à répondre aux contraintes liées au refroidissement et à l’aérodynamique tout en préservant une pureté de formes semblable à celle des prototypes des années 1960. Au prix de surfaces complexes passant par des flancs pincés, une multitude d’ouïes, de lames, d’aubes et de dérives qui canalisent les flux et gèrent les courants pour améliorer la tenue de cap à haute vitesse et la stabilité au freinage et en courbe, la Daytona se dispense de disgracieux appendices aérodynamiques.

Ferrari

Les portes s’ouvrent en élytre et une fois installé à bord, on a vraiment l’impression d’être dans un prototype du Mans. Les sièges baquets fixes font partie de la structure de la voiture et la la position de conduite s’ajuste grâce au volant réglable en deux plans et au pédalier modulable.

Privilégiant les sensations, la Daytona SP3 est animée par le V12 6,5 litres atmosphérique entièrement revisité de la 812 Competizione. Comme les prototypes des années 1960, ce moteur est placé en position centrale arrière. Les motoristes ont encore réussi à trouver 10 chevaux de plus pour installer la Daytona SP3 au sommet de la hiérarchie des modèles de route à mécanique 12 cylindres. Il délivre ainsi 840 chevaux à 9 500 tr/min. Il est associé à la boîte F1 à double embrayage à 7 rapports. Ce V12 entraîne ce prototype de la route à 100 km/h en 2,85 secondes et à 200 km/h en 7,4 secondes.

Avant même le début de sa production dans la deuxième partie de l’année 2022, les 599 exemplaires de la Daytona SP3, cent de plus que les Monza SP1 et SP2, ont déjà tous été attribués. Le tarif de 2 000 000 euros (en Italie), 800 000 euros de plus que la supercar LaFerrari, n’a pas dissuadé les titosis pour qui la Daytona SP3 est d’ores et déjà un collector. Pas plus que la contenance limitée du coffre sous le capot avant. La SP3 est avant tout une voiture plaisir comme seul Ferrari sait les faire.

Ferrari

Related Posts

Comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Histoires récentes