Ils volent 154 casiers de vidanges à Ciney, Assesse et Erpent (Namur)

Les vidanges ont été subtilisées dans différents magasins entre Ciney et Namur.

ÉdA – 501009072927

Cinq prévenus sont accusés d’avoir commis plusieurs larcins, dont le vol de bacs de bières vides pour un montant de 654€

L’histoire du banditisme ne retiendra probablement pas les noms des cinq prévenus appelés à comparaître devant le tribunal correctionnel, vendredi matin: Julian, Stéphane, Sylvain, Émilie et Robert (prénoms d’emprunt). Ensemble, ils ont commis une série de larcins. Pas des grands casses d’envergure. Pas de butin mirobolant. Ceux-là volent plutôt pour survivre, en témoigne leur situation précaire: aucun ne travaille et quatre d’entre eux consomment des stupéfiants.

Rien ne peut cependant les excuser d’avoir enfreint la loi à trois reprises au printemps 2019. Cela a commencé par le vol de casiers de bières vides dans différents supermarchés et magasins de nuit de la région, à Erpent, Assesse, Ciney, etc. Pour un total de 654€, soit 154 vidanges. Il y a ensuite eu le vol de matériel de jardinage chez un particulier à Floreffe. Et enfin, la subtilisation de deux cartes de banque et l’extorsion de 6 500€ à deux personnes dont une nonagénaire.

La petite bande n’a pas systématiquement œuvré au complet. Mais il y a un dénominateur commun à tous ces méfaits: la participation de Julian. Ce dernier, absent à l’audience, est dépeint comme le meneur. Et en toute logique, le parquet requiert la peine la plus lourde à son encontre: 37 mois de prison ferme, contre 2 ans pour Stéphane et Sylvain, 18 mois pour Robert et un an pour Émilie. Pour ces quatre derniers, la substitut du procureur du roi ne s’oppose pas au sursis probatoire.

Dans le groupe, Robert dénote. Il est plus âgé que ses «partenaires», il est le seul à avoir un avocat pour assurer sa défense et il est aussi le seul qui nie sa participation aux vols. Son conseil estime qu’il a été manipulé par les autres. Elle s’appuie sur les différentes auditions dans lesquelles Robert est décrit comme quelqu’un de «naïf». «Un imbécile», s’excuse son avocate. Et l’intéressé d’expliquer: «Je les ai hébergés et ils attendaient que je m’endorme pour prendre mes clefs de voiture dans ma poche.» Le véhicule qui a servi à commettre les différents vols lui a été confisqué il y a deux ans. Il continue cependant d’en payer les traites. Il souhaite le récupérer et bénéficier d’un acquittement. Ou a tout le moins être considéré comme complice et non pas comme coauteur des faits. Ce qui allégerait sa peine en cas de condamnation.

Les autres prévenus sollicitent quant à eux une peine de travail. Jugement le 26 novembre.

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