Jean-Michel Breizh, à la bonne franquette dans le 16e arrondissement

CRITIQUE GASTRONOMIQUE – Avec sa devanture sans pincette, à deux doigts du bar-tabac, on descendrait dans ce bistrot presque en pantoufle. Ou plutôt en ciré jaune.

Il y a un malentendu 16e. Du moins lorsqu’il pose (sans les poser) ses coudes sur la table. De temps à autre, il sort ses cravates, ses mises en pli, les vestes et la bijouterie pour «ce soir, sortir au grand restaurant» mais, dans sa vérité, pas si guindé, ni collet, ni monté. Dans ses villages, à Auteuil, la Muette, Passy, dans le dos du Troca, il fait son marché et, plus souvent qu’on ne le fantasme, s’affiche adepte du comptoir, de la brasserie en famille et du bistrot pas franchement «nomique». Le caviar et le homard patientent leurs réveillons et c’est pas franchement là qu’on verra pousser la graine germée, rouler l’épeautre en risotto et gicler le yuzu. Quand l’appétit se creuse dans le 16e, on n’attend pas de la cervelle qu’elle imite. On goûte surtout la Bourgogne aux escargots et l’escargot dans sa coquille, le hachis est Parmentier et les recettes bien gardées. La preuve, aux abords du Ranelagh, avec la belle franquette d’un certain Jean-Michel Breizh.

On a aussi de ce genre

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