Jubile 5.50, le cognac unique au monde de Camus

Du titane, de l’aluminium anodisé, de l’acier inoxydable. Des pierres semi-précieuses encapsulées, des vérins qui montent et descendent pour présenter cinq verres à pied et libérer un flacon conçu comme un calice surgi d’un planisphère. Pour célébrer son demi-siècle, son amour des voyages, de la technique et honorer les cinq générations successives de Camus aux commandes de l’entreprise familiale dont il a pris les rênes en 2004, Cyril Camus et ses équipes ont souhaité marquer un grand coup : une édition limitée de cinquante coffrets individuels. Chacun contenant une bouteille d’un jus d’exception élaboré à partir de cinq eaux-de-vie, la première distillée en 1971, année de naissance de Cyril Camus. Baptisé Jubilee 5.50, le blend est inédit et limité. De même, leur contenant de cristal et leur socle style Art déco, créé par Baccarat en 1931 (photo), est une prouesse de haute technologie industrielle. Une expérience totale. Non seulement le cognac est très beau, délicieux et sent divinement bon puisque la maison Camus est réputée depuis une vingtaine d’années pour ses jus floraux encensant autant papilles que narines, mais la haute précision de son assemblage est aussi à la mesure de la qualité du métal utilisé pour le présentoir que l’on caresse et manipule en appréciant le son des vérins mécaniques. Goût, vue, odorat, toucher, ouïe. Les cinq sens sont sollicités pour ce Jubilee 5.50. En s’offrant l’un de ces présentoirs extraordinaires, parmi lesquels cinq «bureaux de dégustation», c’est-à-dire pourvus de cinq éprouvettes permettant de procéder à son propre assemblage, «on achète une philosophie», veut croire Cyril Camus.

Look à la d’Artagnan, ce jeune mousquetaire a grandi à Cognac et fait ses études à Bordeaux où il a appris le chinois – «on ne sait jamais» lui avait conseillé son père. Il vit aujourd’hui à Shanghaï après des études d’entreprenariat à Boston et un premier séjour à Pékin en 1991. À l’époque, la Chine est un territoire commercial à conquérir. Aujourd’hui, elle est le premier marché des cognacs Camus, devant les USA et la Russie. «Un pays où l’on apprend en permanence, que ce soit en matière de haute technologie ou d’e-commerce», s’enflamme l’arrière-arrière-petit-fils de Jean-Baptiste Camus, fondateur de la maison en 1863. Lui-même père de trois fils, Cyril s’inscrit dans cet héritage d’entrepreneurs visionnaires.

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Une facilité à se réinventer

Comme son arrière-grand-père qui avait conquis le marché russe en 1910 pour devenir le fournisseur officiel du tsar puis tout perdre en 1917, Cyril Camus endosse les qualités de ses prédécesseurs pour aller de l’avant mais également surmonter les crises et perpétuer l’entreprise, «la plus grande parmi les petites maisons indépendantes». Cognaçais d’origine, devenu chinois d’adoption, il établit comme règle de préserver l’indépendance et le savoir-faire de la marque créée par ses aïeux tout en regardant vers le futur. «La tradition, dit-il, est une base, pas le but. Ma contribution à cette histoire partagée repose sur ma facilité à me réinventer». Le chef d’entreprise ne saurait si bien dire. Avec la fermeture des aéroports et un trafic aérien réduit à néant durant la pandémie de Covid, les conséquences auraient pu être fatales à Camus et ses 300 employés, dits les «camusards». 

Une «communauté» qui réalise 50 % de son chiffre d’affaires sur le marché du Duty Free. Le choc passé, ce fut l’occasion «de se poser les bonnes questions. Que proposons-nous de différent ?» La décision a été prise de «lever le voile» sur une particularité menée jusqu’alors «en toute discrétion» : l’individualisation du produit et du packaging ; depuis cinq ans, «le» point fort des cognacs Camus grâce à un atelier de création intégré. Le lancement de Jubilee 5.50 est l’occasion de faire la lumière sur cette démarche. Chaque pièce est conçue à l’image de la personne qui la reçoit ou la commande pour que l’objet soit unique et raffiné ; qu’elle symbolise le plaisir de l’instant partagé mais aussi la durée et la réussite du récipiendaire «à la façon d’un meuble ancien que l’on transmet à ses enfants de génération en génération». Avec ce Jubilee 5.50 futuriste qui lui ressemble, Cyril Camus assume son portrait chinois. Un acte de foi décliné en cinquante exemplaires exclusifs à travers le monde, pour célébrer l’avenir. 

Jubilee 5.50 Camus, 45 coffrets exclusifs (29 800 €) et 5 bureaux d’exception (78 000 €).

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