la carte pour suivre l’avancée des forces russes

CARTE – Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Russie a lancé une vaste «opération militaire» contre l’Ukraine, à la fois au nord, au sud et à l’est du pays. Des frappes ont eu lieu sur tout le territoire.

L’opération militaire russe en Ukraine lancée par le président russe Vladimir Poutine dans la nuit de mercredi à jeudi est de grande ampleur. La carte suivante, qui sera mise à jour régulièrement, permet de comprendre que l’invasion n’a pas seulement lieu dans l’est du pays, dans le Donbass, tenu pour partie par des séparatistes depuis 2014, épicentre de la crise depuis des semaines et dont Moscou a reconnu l’indépendance le 21 février 2022.

Il y a certes une opération terrestre dans le Donbass avec une poussée vers le port de Marioupol, qui donne sur la mer d’Azov. L’armée russe a d’ailleurs annoncé ce jeudi des gains territoriaux sur ce front. Toujours à l’Est, une poussée est aussi forte du côté de Kharkiv, qui est la deuxième ville d’Ukraine par sa population.

Mais des opérations au sol sont aussi menées au Sud, au bord de la mer Noire. Annexée en 2014 par la Russie, la Crimée est le point de départ de certaines des troupes russes. De nombreuses vidéos montrent que celles-ci sont à proximité de la grande ville de Kherson, à l’embouchure du fleuve Dniepr, ce qui suggère une avancée d’environ 100 km à l’intérieur du territoire ukrainien.

Par ailleurs, une opération est aussi menée depuis le nord via la Biélorussie, alliée de la Russie où sont déployées des troupes russes depuis des semaines. La capitale ukrainienne, Kiev, est à moins de 150 km de la frontière biélorusse et les gardes-frontières ukrainiens ont observé une «percée des forces russes dans la région», sans plus de précision. Là encore, des vidéos suggèrent que les troupes ne sont plus très loin de la capitale.

Au départ, dès la nuit, des frappes russes ont été menées sur tout le territoire ukrainien, et même jusqu’à Lviv à l’extrême ouest du pays, à proximité de la frontière polonaise. Sur Twitter, Rob Lee, doctorant américain spécialiste des questions de défense russe, expliquait qu’il pouvait s’agir de batteries terrestres de missiles Iskander-M déployées en Russie et en Biélorussie, mais aussi de missiles de croisière Kalibr tirés depuis des navires déployés en mer Noire et en mer d’Azov ou de missiles tirés depuis des chasseurs-bombardiers. Les Russes ont pu viser des dépôts de munitions, des centres de commandement, des bases aériennes et des systèmes de défense anti-aérienne en vue de faciliter les opérations terrestres.

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