la longue odyssée du Shtandart, frégate russe bannie des ports européens

RÉCIT – Un trois-mâts russe, réplique exacte d’une frégate du XVIII siècle, est devenu persona non grata en Europe après le début de la guerre en Ukraine. Mais le capitaine, opposé à Vladimir Poutine, ne peut pas non plus revenir dans son pays natal.

C’est un trois-mâts tout droit sorti d’un autre siècle, rattrapé dans sa navigation par l’actualité. Le Shtandart, 34.5 mètres de longueur, la coque peinte de jaune et de noire, exacte réplique du navire amiral du Tsar Pierre Le Grand, est sorti de ses rêveries historiques et de son idéal libertaire par la guerre en Ukraine, qui le prive, à cause de son pavillon russe, d’accoster dans de nombreux ports européens.

Le navire associatif russe, qui mobilise un équipage de marins volontaires venus du monde entier, était à Corfou, en Grèce, lorsque le conflit a éclaté. Sète, Pasaia, Castellón de la Plana… La tournée estivale des différents ports s’annonçait sous de beaux auspices, après deux ans marqués par la crise du Covid-19. Mais les villes ont annulé en cascade dans le cadre des sanctions observées par l’Europe contre la Russie. Le navire, dont le port d’attache est Saint-Pétersbourg, s’est retrouvé persona non grata en Méditerranée. «Où aller ? Nous avions le choix entre la Turquie…

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