La mémoire toujours aussi vivedes enfants du blocus de Leningrad

TÉMOIGNAGES – La ville, rebaptisée Saint-Pétersbourg, commémorait vendredi les victimes du siège de 1941-1944.

À Moscou

Il y a quatre-vingts ans débutait le blocus de Leningrad, que les Russes – à la suite des Soviétiques – mettent au pinacle de leur résistance face au nazisme, avec la bataille de Stalingrad. «Neuf cents jours» de siège, 872 exactement, du 8 septembre 1941 au 27 janvier 1944, qui se soldèrent par un effroyable bilan: 1,8 million de victimes, dont près de 1 million de morts civils. Ces événements hantent jusqu’à aujourd’hui le rang clairsemé des rescapés, qui étaient à l’époque des enfants ou des adolescents. Vendredi dernier, quelques-uns d’entre eux étaient rassemblés, pour une journée particulière, consacrée chaque 29 octobre au souvenir des vingt villes et trois mille villages de la région rayés de la carte par les troupes allemandes pendant le siège.

«J’avais 2 ans et demi quand la guerre a commencé, et c’est sans doute une chance pour moi de ne pas me rappeler les premières années du blocus. Mes premiers souvenirs remontent à 1943-1944», raconte Nina Lebedeva. À 82 ans, cette

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