la paix impossible en Arménie

FOCUS – Les timides efforts diplomatiques de Moscou et Bruxelles semblent vains: l’Azerbaïdjan et la Turquie maintiennent une pression militaire constante sur les frontières de la petite république du Caucase chrétienne.

1 – Les cendres mal éteintes de la deuxième guerre du Karabakh

Il y a un an, le 10 novembre 2020, un cessez-le-feu a mis fin officiellement au conflit ayant opposé durant quarante-quatre jours, d’un côté, l’Arménie et la république autoproclamée d’Artsakh (le nom arménien du Haut-Karabakh), de l’autre, l’Azerbaïdjan, soutenue militairement et diplomatiquement par la Turquie. Mais de nombreuses questions sont restées en suspens depuis et plusieurs termes de l’accord ne sont pas respectés. Bakou, par exemple, n’a pas restitué tous ses prisonniers de guerre (il en reste plusieurs dizaines).

De même, la délimitation entre les territoires du Haut-Karabakh intégrés à l’Azerbaïdjan et ceux de la République d’Arménie ne sont pas nettes, provoquant de fréquents incidents de frontière. Surtout, le statut de ce qu’il reste de l’Artsakh (moins de 3 000 km2) n’est pas précisé, autorisant le dictateur azéri à continuer à revendiquer la région dans son intégralité, bien que les 120 000 habitants qui y vivent encore soient à plus de 90 % arméniens. Pour les inciter

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