«La pression migratoire illégale ne cesse d’augmenter depuis dix ans aux frontières de l’Union européenne»

ENTRETIEN EXCLUSIF – Fabrice Leggeri, le directeur de l’agence Frontex, rappelle que Schengen définit la protection des frontières comme le premier devoir des pays membres de l’Union européenne.

Frontex observe depuis l’été des mouvements inhabituels aux frontières de la Biélorussie et de l’Europe. Vous attendiez-vous à la crise que nous connaissons?

Nous étions vigilants depuis juin, parce que nous avions identifié les manœuvres des autorités biélorusses: ouverture de nouvelles lignes aériennes avec des pays sources comme la Syrie et l’Irak, facilité d’obtention des visas, prise en charge des migrants depuis Minsk jusqu’à la frontière lituanienne, lettone et polonaise.

Quel est votre rôle dans cette crise?

Nous avons déployé, dès juillet, plus d’une centaine d’officiers du corps permanent de gardes-frontières européens à la frontière extérieure entre la Lituanie et la Biélorussie. Les Lettons ont souhaité notre déploiement à la frontière russe. La Pologne n’a pas demandé une présence de Frontex le long de ses frontières. En revanche, nous les aidons à effectuer les procédures d’éloignement. Près de 1 700 étrangers en situation irrégulière sont concernés. Nous organisons au profit

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 91% à découvrir.

La liberté n’a pas de frontière, comme votre curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Related Posts

Comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Histoires récentes