La théorie de «l’humiliation de la Russie» par l’Occident battue en brèche

ANALYSE – L’Ouest aurait cherché à rabaisser la Russie par l’abandon économique et l’asphyxie stratégique. Mais c’est bel et bien la Russie qui n’a jamais réussi a trouver sa place dans le monde post-guerre froide.

L’OTAN est au cœur de la théorie de «l’humiliation» qu’aurait fait subir l’Occident à la Russie de Vladimir Poutine. Développée au Kremlin, la thèse a été reprise aux États-Unis par les deux maîtres de la politique étrangère Kissinger et Brzezinski, et en Europe par les néoréalistes et d’anciens spécialistes de l’URSS comme Hélène Carrère d’Encausse. Selon eux, les Occidentaux auraient non seulement «abandonné» la Russie qui depuis la fin de l’Union soviétique, se débattait dans des difficultés économiques, mais ils l’auraient aussi «agressée» en étendant l’Alliance atlantique aux anciennes républiques d’URSS devenues indépendantes.

En se rapprochant de l’Ukraine, ils auraient ignoré le besoin vital de la Russie, imposé par la géographie, l’histoire et la culture, d’établir autour d’elle une ceinture de sécurité qui la protège des influences perverses de l’Ouest. Ce discours est relayé avec force depuis la conférence de Munich en 2007 où Vladimir Poutine avait pour la première fois agressé…

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