la Verte Annalena Baerbock veut injecter plus d’Europe dans sa politique étrangère

Première femme à accéder au poste de ministre des Affaires étrangères, cette diplômée de droit international a choisi de réserver son premier déplacement à Bruxelles.

Correspondant à Berlin

C’était en septembre dernier, lors d’un débat électoral de la télévision publique opposant Armin Laschet, Olaf Scholz et Annalena Baerbock. «Quel est le principal problème de l’Europe?», demande l’animateur. La formulation semble embarrasser à la fois le candidat chrétien-démocrate et son adversaire du SPD. Le premier se livre à un laborieux dégagement sur l’excès de bureaucratie dont souffrirait l’UE, l’incontournable et paresseuse réponse auxquels se livrent fréquemment les politiques. Le second articule une vague réplique sur l’Europe sociale. Quand vient son tour, la candidate des Verts lance crânement: «L’unanimité.» À savoir, cette disposition qui subordonne la majorité des décisions communautaires à un consensus préalable des Vingt-Sept, plutôt qu’à la majorité qualifiée.

Le pari médiatique, qui équivalait à lancer un débat sur les traités européens à une heure de grande écoute, était culoté. Ce soir-là, la candidate de 40 ans l’avait brillamment remporté, déroulant

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