«La vie, c’est la table!»

RENCONTRE – Il sait faire rire, imiter, chanter. Il sait aussi manger, mais bien manger: saucisson chaud, ris de veau ou plats cuisinés par les plus grands chefs. Pour lui, la bonne bouffe est essentielle. C’est, dit-il, «le partage». Nous avons pu le vérifier dans sa chère ville de Lyon, capitale gastronomique de la France.

Lorsqu’il s’agit d’évoquer la bonne chère, Laurent Gerra sait mettre les formes. Il est midi à Lyon au bouchon Chabert & Fils. Le patron, son vieil ami Xavier Midroit, lance les hostilités: «Alors, Laurent, on se fait un casse-croûte?» «Allons-y!» répond en souriant l’intéressé.

Le casse-croûte qui arrive n’est pas comme les autres. Dans l’ordre: rosette de Lyon, gratons, salade de lentilles aux échalotes, cocos, pieds de veau, museau de bœuf, harengs pommes à l’huile, tablier de sapeur, boudin noir aux deux pommes, quenelle de brochet sauce écrevisses, andouillette tirée à la ficelle, os à moelle, «rognons blancs» (testicules d’agneau), cervelle de canut (fromage blanc battu avec des herbes, ail), île flottante aux pralines.

C’est La Grande Bouffe, et le testicule a du mal à passer. Deux heures plus tard, la panse prête à exploser, direction l’appartement de Laurent Gerra dans le vieux Lyon. Sur le chemin, dans les rues de la capitale gastronomique française, tout le monde s’arrête pour…

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