la vigne de Jean, un gamay rhodanien haute couture et le pastitsio d’Ecaterina Paraschiv

Le vin : Domaine François Dumas – La vigne de Jean 2018

Vin de France – Rhône Nord
Prix : 20€

La vigne de Jean, peut-être est-ce une référence au roman éponyme de Jean-Pierre Grotti, contant l’attachement d’un agriculteur à sa terre et ses vignes sur son plateau languedocien… Mais ici, il s’agit bien des vignes de François Dumas, jeune viticulteur en agriculture biologique à Véranne, situées à l’extrémité Sud de Condrieu. Celui-ci a fait ses armes chez l’énergique Yves Cuilleron, qui a ouvert la voie aux vins de Vienne, mais aussi chez le grand Jean-Louis Chave, à Hermitage. Après avoir replanté en sélection massale sur le Sud de Condrieu, il produit désormais de très grands viogniers provenant des parcelles de Limony et de Malleval. Convaincu du haut potentiel du gamay – jadis planté dans la Vallée du Rhône – il récupère une petite parcelle d’à peine 2500 m2 de vieilles vignes de près de 40 ans sur un plateau à 350 mètres d’altitude, au sol de sables granitiques. Il fait ainsi naître cette cuvée d’exception, la plus recherchée des amateurs, La vigne de Jean. Une rareté qu’il ne peut se permettre de produire que les années clémentes (il n’y aura pas de vigne de Jean pour les millésimes 2020 et 2021). Ce 2018 vous embrasse de tout son fruit et de ses plus longues notes d’arabica, aussi fougueux et entraînant qu’une valse musette à la Saint-Jean. La bouche vous saisit de ses tannins audacieux et de sa matière enveloppante, toute de velours vêtue. Un rythme démoniaque qui épousera avec passion les saveurs doucement épicées du pastitsio. Mais attention à ne pas perdre la tête car il s’agirait bien de l’un des plus beaux vins de (Saint) Jean… 

Disponible chez les cavistes en Ile de France et en région.  

La recette : le pastitsio d’Ecaterina Paraschiv

Née à Bucarest en Roumanie, le parcours de cette femme d’origine gréco-romaine force le respect. Contrainte de fuir le régime de Ceausescu, elle quitte son pays natal à l’âge de six ans et demi. Alors que celle-ci se destinait à un destin d’avocate, elle décide finalement de troquer sa toge pour un tablier et se dédier à sa véritable passion, la cuisine. Mais son intérêt ne se limite pas à la cuisine roumaine, il embrasse tous les Balkans, «de la Grèce à la Hongrie d’un côté, et de la Turquie à la Moldavie de l’autre. Les différents pays de la zone – dont les définitions restent nombreuses et contradictoires – ont des spécialités semblables, très influencées par la Turquie, et nourries par la mixité du grand Occident et du grand Orient qui les entourent. C’est cette culture très riche, dont j’étudie les fondements historiques et qui reste peu représentée en France, que je veux transmettre. Et la cuisine est le meilleur moyen d’y parvenir!». Celle qui a toujours été attirée par l’art de l’hospitalité va ainsi créer un univers bien à elle, Ibrik kitchen. Elle y partage une cuisine des Balkans mêlant street food et associations de saveurs étonnantes, où elle sème, au fil des recettes, un peu de son histoire. 

Retrouvez ici les ingrédients à mettre dans votre cabas et l’intégralité de la recette de pastitsio d’Ecaterina Paraschiv (réservé aux abonnés)

En dessert, pour finir son verre : crème chocolat café

Pour clore cette valse à deux temps, une crème au chocolat aussi douce qu’un agneau, dont les notes de café danseront joyeusement avec celle de notre cuvée. 

Retrouvez ici la recette en accès libre sur le site de Madame Figaro

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