La ville de Dijon, nouveau siège de «l’ONU du vin»

À l’issue de cette assemblée générale extraordinaire et après un vote unanime des protagonistes, Dijon accueillera en 2024 le nouveau siège de l’OIV. 

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À l’image de la bataille de l’Unesco en 2015 où les régions Bourgogne et Champagne-Ardenne s’étaient affrontées pour inscrire leurs terres viticoles au Patrimoine mondial de l’humanité – les deux avaient finalement triomphé – 2021 a également été le théâtre de rivalités entre régions viticoles françaises. Pour rappel, le feuilleton a démarré au printemps dernier avec la volonté de la France de trouver un nouveau siège pour l’OIV, plus communément surnommée «l’ONU du vin». Une organisation intergouvernementale créée en 1924, composée de 48 États qui représentent 85 % de la production mondiale de vin (et 80 % de la consommation) et dont les objectifs sont d’informer, d’assister, d’harmoniser, de normaliser et d’apporter un soutien au secteur viticole. Ceci passe notamment par l’amélioration des conditions d’élaboration et de commercialisation du vin ainsi que par la promotion des intérêts des consommateurs. 

La candidature de Dijon retenue

Offrir une stabilité temporelle, juridique et financière à l’OIV
Avec un siège situé à Paris, dans le VIIIe arrondissement et devenu trop couteux pour l’OIV, des candidatures décentralisées avaient donc été proposées. Les villes de Bordeaux, Reims et Dijon étaient en lice et c’est finalement la capitale bourguignonne qui fut retenue en juillet dernier par le ministère de l’Agriculture afin d’accueillir – en 2024 – le nouveau siège de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin. Par consensus, ses 48 États membres ont accepté ce lundi à Dijon et lors d’une assemblée générale extraordinaire l’offre de la France de doter l’OIV d’un siège, lui assurant ainsi une stabilité temporelle, juridique et financière. 

Une nouvelle attendue et bienvenue pour la ville de Dijon qui va donc bénéficier d’un plus grand rayonnement à l’international et d’une plus grande attractivité, comme se réjouissait dans les colonnes du Figaro Vin François Rebsamen en juillet dernier. «Un rêve», comme le soulignait le maire de ville, qui se transforme donc en réalité. Une réalité qui aura pour écrin l’Hôtel Bouchu d’Esterno, un bâtiment construit au milieu du XVIIe siècle, situé dans le cœur historique de Dijon et inscrit au titre des monuments historiques en 1928. 

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