l’ambition audacieuse d’un vignoble 100% bio et HVE avant 2030

Une trentaine d’acteurs du vignoble provençal ; vignerons indépendants, caves coopératives et entreprises de négoce, ont accepté de faire passer leurs pratiques à la loupe, de la conduite de leurs vignes à la mise sur le marché de leurs vins, dans le cadre du projet EnViProv. «La quantité de carburant, de pesticides, la consommation d’eau, le conditionnement des vins ou les émissions générées lors du transport des bouteilles… L’analyse du cycle de vie que nous menons en partenariat avec la Chambre d’agriculture du Var et l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV), débouchera sur un bilan à 360 degré de nos pratiques», explique Eric Pastorino, le président du Conseil interprofessionnel des Vins de Provence (CIVP). «Le but étant de motiver l’ensemble de la filière à réduire ses impacts et donc aussi, à maintenir la qualité de ses vins. Avec, pour objectif, une certification collective Haute Valeur Environnementale (HVE) et/ou au bio du vignoble d’ici à 2030, sur un territoire déjà certifié HVE à 40%», poursuit-il.

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Un coup d’accélérateur à la transition agro-écologique
Seul projet viticole validé dans le cadre du Plan de relance Agriculture, EnViProv rassemble l’expertise de l’IFV, de la Chambre d’Agriculture du Var, du syndicat des producteurs de Côtes-de-Provence mais aussi du Centre du Rosé et du Cluster Provence Rosé. Un programme ambitieux qui débouchera sur des solutions et des mesures correctives applicables dès 2023. Il se déploie dans une région viticole sensible, confrontée à une sécheresse de plus en plus sévère ces dernières années et à des incendies dévastateurs. «C’est également dans cette optique que le Centre du rosé, avec son projet EDGARR (Exploitation de la sélection Génomique afin d’Accélérer la création de variétés Résistantes et qualitatives pour la filière viticole Rosé) lancé en 2014, œuvre à la création de cépages issus de croisements, résistants aux maladies et à la sécheresse pour réduire l’usage des produits phytosanitaires ou que le Cluster Provence rosé travaille à améliorer la biomasse des sols», explique Brice Eymard, le directeur du CIVP. 

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