L’Arménie, cette victime invisibilisée

CHRONIQUE Valérie Toranian, directrice de La Revue des Deux Mondes, dont la famille a fui le génocide de 1915 pour s’installer en France, publie dans la collection quinzomadaire «Placards & Libelles», L’Arménie, du sang sur nos mains.

C’est une guerre de civilisation que l’Occident ne veut pas voir. Une destruction méthodique d’un peuple et de ses structures administratives, politiques et spirituelles par des voisins agacés par la survivance de cette anomalie locale. Dans le Caucase du Sud, formant un bouchon dans le couloir turcique menant d’Istanbul au Xinjiang, l’Arménie se tient, fière et droite quoique abîmée par des siècles d’invasion et d’occupation. Il y a un an, dans l’indifférence internationale quasi complète, l’armée azerbaïdjanaise, épaulée par la Turquie, attaquait le Haut-Karabakh, ancestrale terre arménienne attribuée artificiellement et cyniquement à l’Azerbaïdjan par Staline, au début des années 1920. En 44 jours, à l’aide de bombes à sous-munitions, de drones tueurs, de missiles au phosphore et de milliers de mercenaires djihadistes, plus de 2/3 de la république d’Artsakh autopoclamée en 1991 (et reconnue indépendante par les deux chambres législatives françaises) étaient conquis par les Turco-Azéris.

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