L’artiste Marin Montagut crée un coffret exclusif pour la liqueur Saint-Germain

Comme dans le monde du vin, de plus en plus de maisons de spiritueux multiplient les collaborations avec des peintres, des dessinateurs, des stars du street art – Hennessy avec Felipe Pantone ou Frank Gehry, Suze avec Riks ou Yakes – pour dynamiser l’attrait de leurs produits souvent anciens, associés à un mode de consommation classique. L’idée est de bousculer les codes, surprendre, séduire aussi… La période des fêtes de fin d’année étant particulièrement propice à la sortie de ces coffrets susceptibles de s’offrir en cadeau, à l’exemple de l’écrin créé par Marin Montagut pour la liqueur St-Germain.

Saint-Germain-des-Prés… Un quartier qu’affectionne depuis toujours l’illustrateur et créateur. Depuis juin 2020, il a même ouvert 48 rue Madame, une boutique où s’exposent ses collections d’arts de la table, d’objets décoratifs… Peints sur des carrés de soie, des assiettes en porcelaine, les clins d’œil au 6e arrondissement sont nombreux : le Café de Flore, le Luxembourg, la fontaine Wallace… Un univers commun avec la marque qui a rapidement convaincu l’artiste de se lancer dans l’aventure.

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Tout a été fait en france

«Je n’aurais jamais accepté une collaboration si je n’avais pas eu cette proximité, cette histoire partagée», confie-t-il. Cette liqueur française élaborée à partir de fleurs de sureau, cueillies à la main une fois par an au printemps, ne pouvait qu’inspirer ce collectionneur d’herbiers. Sa couleur dorée née du pollen ne pouvait que charmer cet aquarelliste dont les pinceaux pastellisent un univers poétique. Ce flacon dont les courbes reprennent l’esthétique de la période Art déco ne pouvait qu’intéresser ce chineur qui aime le raffinement des objets anciens, l’art du beau geste. C’est d’ailleurs dans l’esprit des livres à secrets du XVIIIe siècle qu’a été imaginée cette « boîte à tiroir destinée à être gardée pour y mettre des pinceaux, des crayons, des souvenirs, des merveilles…»

Sur ses différentes faces se découvrent la décomposition d’une fleur de sureau, l’entrée Art nouveau d’une bouche de métro, époque d’Hector Guimard, une table des Deux Magots avec ses chaises Drucker en rotin canné, emblématiques des terrasses parisiennes, le cocktail St-Germain spritz (1). «J’ai fait les aquarelles pendant le confinement, puis je les ai confiées pour la mise en page à mon graphiste Romain Chirat, explique-t-il. Ruban et mousse, tout a été fait en France, près de Nantes». Le moindre détail a été pensé avec des marquages à chaud dorés évoquant l’étiquette de la bouteille et son bouchon bronze. Une réalisation également nourrie par le souvenir des soirées passées dans les bars à cocktails et speakeasys de Saint-Germain-des-Prés. «J’ai toujours été séduit par cette bouteille exposée derrière les bars… Magnifique, très élégante, peu commune». Des adjectifs en harmonie avec cette liqueur fruitée et florale lancée en 2007 par le distillateur américain Rob Cooper. Édité à 500 exemplaires, ce coffret est en vente au prix de 39,50 € (2), guère plus que le flacon seul. Une boîte à exposer, à utiliser et recycler… Il n’y a pas plus tendance. 

(1) 4 cl de liqueur St-Germain, 6 cl de prosecco, 6 cl d’eau gazeuse, une tranche de citron, des glaçons.
(2) Sur Whisky.fr, à la Maison du Whisky, chez les cavistes.
Vient de sortir Le Paris merveilleux de Marin Montagut. Échoppes et ateliers d’antan, Flammarion, 240 p., 35 €.

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