Le Japon débat de l’utilité des droits humains en diplomatie

DÉCRYPTAGE – Considérés avec indifférence ou hostilité par le gouvernement, les droits de l’homme sont une arme contre la Chine.

Tokyo

Nouvelles exécutions capitales du Japon. Mardi, le gouvernement a annoncé la pendaison de trois condamnés – une première depuis 2019. «On ne peut pas abolir la peine de mort tandis que des crimes odieux continuent de se produire», a justifié le secrétaire général adjoint du gouvernement, Seiji Kihara. La nouvelle a été accueillie par une relative indifférence au Japon, où la peine capitale bénéficie du consentement au moins tacite de la population.

Mais elle jure avec la nouvelle ambition de défenseur des droits de l’homme l’Archipel. À la Diète, un groupe bipartisan fort d’environ 80 parlementaires étudie l’adoption d’une version locale de la législation dite «Magnitsky», qui permet de sanctionner (refus de visas, gel d’avoirs bancaires…) des individus coupables de violations de droits humains. Le même groupe veut présenter une loi obligeant les entreprises à gérer les risques d’atteinte aux droits de l’homme de leur activité. Ces projets de loi faisaient partie des promesses de campagne…

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