Le Liban écartelé entre l’Iran et l’Arabie

DÉCRYPTAGE – La rivalité qui oppose ces deux puissances, notamment au Yémen, constitue la toile de fond de récents affrontements entre partisans du Hezbollah et des Forces libanaises, qui ont entraîné la paralysie du gouvernement Mikati.

Beyrouth

Il y a un moins tout juste, le gouvernement de Najib Mikati, formé le 10 septembre, a cessé d’être opérationnel. Le Conseil des ministres ne se réunit plus depuis le 12 octobre, le Liban sans gouvernail étant à nouveau ballotté dans le jeu des puissances régionales, centré autour du bras de fer irano-saoudien.

Si la naissance du cabinet Mikati, après treize mois de vacance à la tête de l’exécutif, a correspondu à la convergence d’intérêts régionaux, internationaux et domestiques, il apparaît évident à tous les observateurs que ce dernier fait aujourd’hui les frais d’une nouvelle phase de crispation dans un Moyen-Orient en pleine recomposition. La formation du gouvernement, soutenue par la France avec l’aval de Washington, a été rendue possible par un feu vert iranien, du fait d’un «intérêt commun pour la stabilisation du Liban, officialisé lors d’un échange téléphonique entre Emmanuel Macron et (le nouveau président iranien) Ebrahim Raissi», explique l’analyste Michel Naufal.

Le contexte

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 82% à découvrir.

La liberté n’a pas de frontière, comme votre curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Related Posts

Comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Histoires récentes