Le Liban puni par l’Arabie saoudite

Riyad a décidé de couper les ponts avec Beyrouth, au prétexte qu’un ministre libanais avait critiqué son intervention militaire au Yémen, ce qui fragilise un peu plus le gouvernement de Mikati et un pays exsangue.

À Beyrouth

La stabilisation politique relative du Liban aura été de courte durée. Un peu plus d’un mois après son entrée en fonction, qui a mis fin à treize mois de vacance à la tête de l’exécutif, le gouvernement de Najib Mikati est déjà en crise et fait face à une nouvelle tempête, laquelle ne fait qu’aggraver l’effondrement en cours de ce pays depuis deux ans. Le coup est venu d’Arabie saoudite, qui a annoncé l’arrêt de toutes ses importations en provenance du pays du Cèdre, le rappel de son ambassadeur à Beyrouth, et a donné quarante-huit heures à l’ambassadeur du Liban à Riyad pour quitter le royaume. Bahrein lui a emboîté le pas, puis le Koweit, suivis des Émirats arabes unis, mais Oman et le Qatar sont restés sur la réserve.

Une sanction justifiée officiellement par les propos critiques sur l’intervention saoudienne au Yémen, tenus par le ministre libanais de l’Information, Georges Cordahi, avant la formation du gouvernement, dans une émission de la chaîne qatarie al-Jazeera et reprise

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 80% à découvrir.

La liberté n’a pas de frontière, comme votre curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Related Posts

Comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Histoires récentes