le paradoxe de Ghassan al-Sharbi, coincé dans les limbes de Guantanamo

VU D’AILLEURS – Ghassan al-Sharbi, détenu à Guantanamo depuis 2002, démontre combien il est difficile d’évacuer le camp de prisonniers, ouvert après le 11 septembre. Au total, 39 personnes sont encore détenues sur place avec lui.

Par Paolo Mastrolilli (La Repubblica)

Trop innocent pour être jugé, mais trop dangereux pour être libéré. Cela fait bientôt 20 ans que Ghassan Abdullah al-Sharbi vit dans les limbes du camp de Guantanamo. Le 7 décembre 2021, c’est par vidéoconférence qu’il se présente devant le Pentagone pour le Periodic Review Board, l’audience qui doit décider de son sort. À cette occasion, le procureur revient sur les faits qui lui sont reprochés, ajoutant qu’« il a aidé José Padilla dans sa tentative d’obtention d’une “dirty bomb” radiologique », dans le but de commettre un massacre à Chicago. Avec sa longue barbe, désormais poivre et sel, sa tunique blanche et sa calotte sur la tête, le prisonnier SA-682 se contente d’écouter l’avocate en tenue de camouflage qui demande qu’il soit libéré pour raisons de santé. « Le détenu a-t-il compris ? », lui demande le procureur militaire, attendant l’inutile traduction en arabe, car Ghassan a étudié aux États-Unis et parle parfaitement anglais. « Yes », répond…

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